Parcours dans l’animation socio-éducatif

Je me présente Jean-David WAHEO, J’ai 38 ans, originaire des ÎlesLoyautés, d’Ouvéa. Je suis né au village de Norsup, sur l’île de Mallicolo, au Vanuatu. Mon père était en poste d’instituteur pour la Fédération de l’Enseignement Libre Protestante (FELP) dans les années 70. J’ai grandi à Rivière-Salée, un quartier de Nouméa. Ce quartier étant l’un des quartiers nouméens  le plus important, en superficie et nombre d’habitants.

En 2014, j’ai obtenu un Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport, option Loisirs Tout Public (BPJEPS-LTP). Après cela, j’ai postulé aux Avis de Vacances de Poste (AVP) proposés par différentes collectivités mais je n’ai pas été retenu. Je souhaiterai me présenter à ce concours en vue d’une future embauche.

Certes, je suis salarié dans le domaine du commerce, classé au Niveau 2/Echelon 1(2/1) de la grille du commerce. J’ai obtenu un diplôme de niveau IV et je voudrais me retrouver au niveau dans lequel je me suis formé. De plus, ce serait un retour à une valorisation de mes compétences sur plan financier et professionnel.

Je me présente à ce concours, car je voudraisapprofondir mes connaissances et développer mes compétences dans ce domaine. Et, j’envisage par la suite d’entrer en formation supérieur de Niveau III, celle du DEJEPS. Le pays en a besoin de personnes qualifiées, compétentes et formées.

Je vous présenterai mes différents parcours dans l’animation, et cela depuis les origines de ma motivation d’animateur. Comment j’en suis passé à une passion à en faire mon métier ? Enfin, je vous proposerai quelques projections professionnelles dans ce domaine.

J’ai grandi dans une famille où l’instruction chrétienne a bien été véhiculée, et cela depuis 3 générations (depuis mon arrière-grand-père). Je suis issu d’une famille protestante et, fils de pasteur. Un pasteur, comme un prêtre dans l’Eglise Catholique, est placé comme responsable d’une paroisse. Il a aussi la charge de veiller à l’instruction religieuse de sa paroisse, des enfants jusqu’aux plus  âgés. Il se porte garant à ce que l’église apporte de la complémentarité à l’éducation qu’apportent l’Ecole et les différentes organisations d’ordre laïc.

C’est pour cela que j’ai comme dans mes gênes l’« âme d’un pasteur ». C’est-à-dire quelqu’un qui a le souci de l’éducation d’autrui et veiller à ce qu’aucun ne soit mis en marge de la société. Après, mon père avait pour profession, enseignant, il a commencé dans les écoles privées et pour finir dans le publique. Il travaillait pour la fonction publique. Tout cela, pour souligner le fait que je suis issu d’une famille polyvalente (enseignants, pasteurs, animateurs  socio-éducatif, militants en vie associative…)

J’ai découvert l’animation, étant enfant, en maternelle. L’Eglise Évangélique Libre de Nouvelle-Calédonie organisait des camps chrétiens pour l’enfance et la jeunesse (comme les scouts dans l’église catholique). Les camps s’effectuaient surtout dans les communes de Houaïlou et Bourail. Ma mère nous amenait mes frères et moi assister à ses camps. Ces temps-ci, j’ai commencé à découvrir le monde de l’encadrement, une animatrice tenait notre groupe et nous faisait faire des petits jeux…Mon père et quelques membres de sa famille trouvaient que ma mère se déplaçait bien loin pour amener les enfants en camp, ils décidèrent de créer une association pour organiser sur Nouméa des centres de loisirs. Et j’ai fini par participer au centre aéré sur Rivière-Salée, organisé par cette association appelée l’Association des Amis de l’Eglise Libre (AAEL). Mes parents et mes oncles étaient nos directeurs et mes grands frères et grands cousins, nos animateurs. L’association a fêté ces 30 ans en 2016.  Ma tante, Marie WAHEO était la coordinatrice du centre d’accueil (Centre d’Accueil de la Rivière-Salée). A chaque période de vacances scolaires, elle me sollicitait dans l’équipe d’animation. J’ai commencé à l’âge de 16 ans en tant qu’aide-mineur et, elle m’a alors inscrit à la formation Brevet d’Aptitude aux Fonction d’Animateur (BAFA) en 1998. Cette formation était organisée par la Fédération des Œuvres Laïques (FOL) et c’est ainsi que ma passion pour l’animation fut née.

…ce que je n’aurai pas pu le faire si je n’aurai pas obtenu ce fameux BAFA, comme un « passeport »

J’ai accepté de passer le BAFA parce que c’est ce que mes aînés (parents, grands frères…) me conseillaient. Et les autorités de ce secteur le demandaient aussi pour la réglementation d’encadrement en Centre de Vacances et de Loisirs. Mais personnellement, ce fut une fierté de l’avoir et être reconnu pour ce que j’aime exercer. La formation BAFA reste le plus beau de mes souvenirs, que ce soit du stage théorique au stage d’approfondissement (avec la qualification « Expression théâtrale »). Je me rappelle qu’avec l’organisme dans lequel j’ai passé mon stage pratique avait dû me faire passer d’un centre de loisirs à centre de vacances. Dans le centre de vacances, les animateurs avaient pris un coup au moral, et aussi dans la période cyclonique. Donc, j’ai été muté en renfort, et pu encourager l’équipe et en soutien de la direction. Cette expérience m’a montré à quel point, on m’a considéré comme un élément moteur dans un dispositif d’encadrement CVL. Le BAFA a été pour moi l’occasion de riches expériences aussi bien en centre de loisirs qu’en centres de vacances, même si je suis plus friand de colonies de vacances. J’ai pu voyager et  découvrir des endroits de la Nouvelle-Calédonie, de la Métropole (Le Guard, La Haute-Loire) et de la région du Pacifique (Australie, Vanuatu), ce que je n’aurai pas pu le faire si je n’aurai pas obtenu ce fameux BAFA, comme un « passeport ».  D’autres parts,  ce fut l’occasion de proposer et d’innover des activités, les évaluer et de pouvoir les améliorer ; de faire en sorte que l’enfant s’épanouisse et apprenne de nos savoir-faire et notre savoir-être. Quand je rencontre des jeunes que j’ai vu enfants, et qu’ils me disent qu’ils ont encore gardé en meilleurs souvenirs les centres que j’avais fait avec eux, c’est vraiment de bons compliments. Et pour finir, une rencontre d’une longue suite de rencontre de personnes : de différents directeurs, de différents animateurs, différents personnels de service, différents intervenants…et dans différents organismes et collectivités.

Et certainement, les échanges sur plan relationnel m’ont été bien gratifiants. Selon les expériences de chacun, on avait toujours à apprendre de l’autre ou aussi avoir un rôle formateur envers l’autre qui en avait besoin. Et ce sont toutes ces circonstances qui m’ont permis de forger ma personnalité pour pouvoir avancer et percer dans cette voir éducative.

Je me suis dit que si à l’époque de mes années de  lycée, il existait une branche spéciale « animation socio-éducative » je l’aurai prise. J’ai passé un Bac Science et Technologie Industriels en Electrotechnique (STI-Electro), durant cette période lycéenne, pendant les vacances,  j’encadrais avec divers organismes.

J’ai aussi assuré la fonction d’accompagnateur d’aide aux devoirs aux scolarisés primaires et secondaires, en temps périscolaire. L’association AAEL dans laquelle j’ai grandi avait créé un partenariat avec la Fédération pour l’Accompagnement et le Soutien de l’Enfance (FASE).  Après le lycée, terminant ma première année Brevet de Technicien Supérieur (BTS Electrotechnique), je me suis rendu à Ouvéa. J’ai effectué une mission bénévole : accompagner des anciens élèves des Ecoles Populaires Kanak (EPK) afin de les réinsérer  au  cursus scolaire. Un de mes élèves est maintenant ouvrier dans une grande société minière, après avoir effectué ses études au Canada et l’autre vient de réussir son BPJEPS « Sports collectifs », dirigeant d’un club de volleyball aux Îles Loyautés.

Mon père qui était à ses dernières années dans la fonction publique en tant que professeur de Français à l’Institut de Formation des Maîtres(IFM), m’envoya dans une institut de théologie sur Paris, de 2002 à 2006. Lors de mes années de formation théologique, à l’Institut Biblique de Nogent (inscrit à l’académie de Créteil), ma perception du social s’est beaucoup élargie. J’ai dû vivre des situations pratiques où j’ai dû entrer en contact avec d’autres publics, différents de ce que j’avais toujours l’habitude de côtoyer, notamment le public adulte. Par exemple, j’ai effectué un stage pratique dans une œuvre humanitaire qui s’occupait des sans-abris. Je leur servais de la soupe et leur remettre du courrier aux sans-papier. Pour continuer à garder un pied dans le domaine des loisirs de l’éducation populaire, pendant les vacances d’été, je partais en campagne métropolitaine pour de l’animation dans divers organismes. Par exemple, j’ai participé à un camp de jeunes organisé par l’Armée du Salut, pour un projet de comédie musical.

De retour de Métropole, j’ai postulé dans différentes institutions scolaire, notamment dans le privé. La Direction Diocésaine des Ecoles Catholiques (DDEC) m’a alors embauché pour la période 2007 à 2008. L’enseignement a aussi une place prépondérante dans ma vie.

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Après cette expérience dans l’enseignement, une formation dans l’animation socio-éducative, Diplôme d’Animateur de Proximité option « Activités physique, sportives et culturelles » (DAP) a été organisé par la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Province Sud en 2009. C’est un diplôme de niveau V propre à la Nouvelle-Calédonie équivalent du Brevet d’Aptitude Professionnelle d’Assistant Animateur Technicien de la jeunesse et des sports (BAPAAT), je m’y suis inscrit et j’ai réussi. L’une des raisons pour laquelle je me suis présenté au DAP, c’est qu’avec des amis du quartier de la Rivière-Salée, nous avons lancé la section de football féminine de l’Association Sportive de Rivière-Salée (ASRS). Une forte demande des filles de notre quartier est à l’origine de cette création. Pour les accompagner j’ai suivi des formations, telles que le DAP et aussi le Brevet d’Etat d’Educateur Sportif où j’ai déjà obtenu le tronc commun.  A cela s’ajoute, les formations à l’initiation de l’encadrement du football féminin faite par la Fédération Internationale Football Association (FIFA) en collaboration avec la Fédération Calédonienne de Football (FCF) et l’encadrement de football loisirs « enfant » de niveau 1 de la FCF. Toujours dans la formation DAP, j’ai aussi obtenu  une qualification BAFA en « canoë-Kayak », organisé par l’Association Les Villages de Magenta (AVLM).

Après la validation du DAP, le Service Municipal des Sport (SMS) de la ville de Nouméa m’embauche en Contrat à Durée Indéterminé (CDI) à mi-temps en tant qu’animateur sportif pour leur dispositif appelé «  Sport Action ». En parallèle, j’étais également surveillant de cantine dans les écoles primaires de Nouméa, avec la Caisse des Ecoles.

Après avoir vécu une expérience de 6 mois au SMS et à la Caisse des Ecoles de la capitale, je signe un Contrat à Durée Déterminé à temps complet d’un an pour le Service Vie des Quartiers (SVQ) de cette même ville. Je prenais la fonction d’animateur- Jeunesse pour le quartier de Mont-Ravel. Au bout d’un mois de contrat dans ce quartier, un conflit s’est produit entre un collectif du quartier et la mairie de Nouméa. Mon employeur m’a muté dans le quartier de la Vallée du Tir pour finir l’année 2010. Et l’année 2011 jusqu’en début d’année 2012 (avec une prolongation de contrat de 6 mois), j’ai été muté dans le quartier de Tindu (Presqu’île de Ducos).

« Que personne soit laissé au bord du chemin .» Jean Lecques, ancien maire de Nouméa.

Mon parcours depuis l’obtention de mon BAFA se résume par un engagement envers mon pays, et notamment pour qu’aucun ne soit « laisser » en marge de la société. L’ancien maire, Jean Lecques disait : « que personne soit laissé au bord du chemin ». C’est une responsabilité que mes parents m’ont légué. On m’a transmis les valeurs suivantes : la dignité, la justice, le respect et le service. D’ailleurs, quel que soient les associations, collectivités avec qui j’ai travaillé, ma personnalité s’est fondée sur l’engagement d’accompagner mes concitoyens à s’en sortir, qu’ils aient une vie épanouie et qu’ils trouvent leur place dans la société. Et ses échanges vont dans les deux sens bien-sûr, que j’en ressors aussi très enrichi après le service que je leur ai rendu. Ces deux années d’expérience pour la ville de Nouméa m’ont fait comprendre, qu’il fallait en permanence se remettre en question. Pourquoi mon projet pour tel public est encore à améliorer ? Quelles démarches plus adéquates à faire pour les prochains projets ?…etc. Je retiens aussi de mon expérience, qu’il faut être « acteur » de son métier. Je suis parfois en situation de « spectateur », et j’attends d’être assisté par mes supérieurs hiérarchiques. Donc, il faut que je prenne plus d’initiatives, de ne pas avoir peur de proposer, voire aussi de tenter des choses et d’apprendre de mes échecs afin d’évoluer et de progresser.

D’autres parts, je manquais inlassablement d’expériences en encadrement pour une structure publique (telle une Maison de quartier, maison municipale, Cyber-base…).  Je n’avais d’expérience qu’en Centre de Vacances et de Loisirs (CVL).

Le fait de reconnaître mes lacunes est un atout, et c’est pour cette raison que je me suis lancé en formation du BPJEPS option « LTP ».

L’année de formation BPJEPS  m’a tant apporté sur tous les plans : plan professionnel, plan théorique et technique et, le plan humain. Les formateurs m’ont appris une autre façon de concevoir l’animation. Toutes mes habitudes de fonctionner, de penser l’animation jusque-là ont été bouleversées. J’ai pu voir ce domaine sous un autre angle, et cette formation m’a été bénéfique pour intervenir avec un public de notre économie actuelle. Le projet d’animation en réponse au projet éducatif, l’une des épreuves, que j’avais passé difficilement, qui finalement, je l’ai beaucoup appréciée.

Une fois le diplôme du BPJEPS en poche, j’ai tenté maintes fois de regagner le secteur de l’animation socio-éducatif. Cependant, ma candidature à cette période n’était pas prise en priorité. Les lauréats de concours et fonctionnaires étant prioritaires sur la liste de candidats. Etant au chômage, j’ai continué de travailler saisonnièrement en tant qu’animateur professionnel avec différents organisme de CVL et de sport.

Je suis resté sept mois au chômage avant que j’apprenne que Décathlon recrutait. J’ai postulé dans cette enseigne alors que je n’avais aucune expérience dans la vente, mais c’était ce lien au sport, aux loisirs et le contact clientèle qui m’avait attiré. Décathlon étant une franchise du Groupe Ballande, ce dernier a fini par m’embaucher en tant que conseiller sportif en vente pour une période d’essai de 3 mois en août 2014 (ouverture du magasin). Depuis novembre 2014, je suis salarié jusqu’à ce jour pour cette société. Dans la société, je suis considéré comme un ancien, et un conseiller polyvalent, le fait que j’ai débuté en randonnée et camping, ensuite en sports collectifs et, pour finir dans les activités physique de pleine nature (pêche, chasse, équitation…).

Ce travail m’a permis de me retrouver dans les « coulisses » du monde de la Jeunesse, des Sports et de l’éducation populaire. Depuis mon BAFA à ma formation BPJEPS, j’ai toujours été en position de « spectateur » par rapport à la vie matériel sportif, mais je me suis retrouvé de l’autre côté de la scène pour apprendre d’avantage sur ce matériel. Maintenant, je suis en mesure de savoir quel matériel ou équipement à prendre et cela dans un véritable et bon rapport qualité-prix, et pour qu’un jour la collectivité qui m’embauche soit rassuré dans le domaine des gestions financières. Comme je venais du milieu social, je n’avais pas eu de difficulté dans la relation et le contact avec la clientèle. Et, j’ai d’avantage appris avec la clientèle, comme il y a parmi ces personnes des particuliers, des sportifs et des dirigeants d’associations et d’entreprises. Ce travail m’a tout particulièrement renforcé les liens avec les acteurs du monde de la Jeunesse, des Sport et des Loisirs. J’ai pu aussi réalisé tout le travail énorme qu’ils doivent accomplir en venant dans les « coulisses », ce qui m’a fait comprendre à quel point ce métier d’animateur sollicitait un grand investissement.

Dans ce métier de vendeur, je retiendrai que cette société pour laquelle je travaille, tiens de l’importance à la formation de ses agents. Et, j’ai constaté qu’avec ces formations on ressortait productifs. C’est ce que j’aimerai aussi que dans le secteur de l’animation, qu’il y ait de la formation pour les agents. J’aimerai aussi proposer des formations pour rendre une équipe plus performante.

Et pour finir, certes mon salaire, équivalent au SMG, un salaire bien bas par rapport à ce que je percevais en CDD avec le SVQ de la ville de Nouméa, mais qui m’a fait comprendre à quel point un travail était important et quel que soit son domaine. Mon salaire actuel m’a appris l’humilité, et qu’il fallait justifier son salaire par son implication dans son travail, et m’a aussi consolider sur ma gestion de finances que ce soit au quotidien et dans la vie associative.

Comme je disais plus haut dans mon introduction, que j’ai obtenu le BPJEPS et, que c’était un cursus normal d’intégrer une structure (institutionnelle ou associative) pour pouvoir mettre en pratique ce que j’ai encore appris. Néanmoins, cela ne m’a complètement coupé de ce domaine, car j’exerçais mes acquis aussi dans le domaine du commerce des sports. Aujourd’hui, je pense être un animateur accompli à mon niveau, en comptant toutes les expériences et compétences que j’ai acquis.

Notre pays fait partie des pays riches, en tout cas dans la zone indo-pacifique (pour reprendre l’expression du Président de la République, Emmanuel Macron) et sans oublier l’Asie. Un pays qui depuis plus d’une vingtaine d’année s’est ouvert au monde avec l’avancée fulgurante de l’internet (l’ère digital se développe avec plus de 80% de la population mondiale sera connecté d’ici 2020). Après, tout en étant dans « les coulisses », je tends mon oreille à la scène, et constate une recrudescence de la délinquance chez les jeunes, des commerces sont saccagés, des établissements endommagés, des infrastructures du secteur miniers brulées…

On en est encore avec une jeunesse en crise, recherchant son identité. Je prends l’exemple de l’enfant océanien (Kanak, Polynésiens…) est pris dans un cercle vicieux, a du mal faire la part des choses entre ce qui concerne la modernité et les traditions (coutumes). Comment alors l’aider à concilier ces deux mondes ? Qu’il y a des choses de bénéfiques en tirer dans chaque « culture » (urbaine, rurale et traditionnelle), et s’en approprier cela pour avancer avec assurance dans sa vie.

Donc, ce serait une mission pour moi, devenant animateur socio-éducatif, d’établir des projets qui iront dans ce sens, toujours d’entretenir le « vivre ensemble » et l’esprit du « destin commun », quel que soit sa couleur de peau, son rang social et sa génération.

D’ailleurs, lors de ma formation BPJEPS, j’ai été formé dans des objectifs visant à établir des projets interculturels, s’aidant de plusieurs supports, et notamment celui de l’expression sur toutes ses formes artistiques : musique, sculpture, écriture…

Finalement, j’aimerai ajouter, que je suis entré récemment dans l’activité artistique du septième art. J’ai participé en tant acteur en court-métrage pour la 18ème édition du festival du cinéma de La Foa. J’ai pu obtenir le premier prix d’interprétation du meilleur acteur. Et cette année j’ai encore tourné dans un film pour la 20 ème édition. L’an dernier j’ai participé à une formation, appelé la direction d’acteurs, dirigée par un jeune réalisateur prometteur français, Sascha Wolf, a réalisé le film « Le Mercenaire ». Cette expérience fait fleurir en moi des idées de projets, et pouvoir aussi instaurer ou développer cet art dans les structures où je serai appelé à exercer mon métier d’animateur. Et bien sûr, tout en faisant appel à des personnes et prestataires compétentes dans le domaine.

« La mort n’est pas la perte la plus grande dans la vie. La perte la plus grande est ce qui meurt en nous tandis que nous vivons ». Norman Cousins 

En conclusion, je suis issu d’un milieu familial pédagogique et éducatif. Si ma mère m’emmenait dans les années 80, loin de la capitale pour des camps chrétiens, c’est qu’elle pensait à mon éducation. C’est qu’elle trouvait dans l’animation de bonnes valeurs en complément de l’école : le respect, le partage, l’autonomie, la parole (Slogan de notre pays : « Terre de Parole, terre de Partage»)…C’est sûrement le fait qu’on habitait aussi un quartier réputé par des phénomènes de bandes, étant une façon pour ma mère de me protéger.

Après, la famille décide de fonder une association, pour qu’il y ait de l’animation à notre portée. Et c’est parti ! Du BAFA au BPJEPS, j’ai  exercé en permanence ce métier d’animateur.

La formation BPJEPS a été pour moi l’apothéose, une révélation de ce qu’est l’animation dans toutes ses vertus. Cela a été pour moi, à mon niveau, un accomplissement de tout ce que j’avais expérimenté depuis mes origines dans l’animation. Mes habitudes d’exercer mes fonctions d’animateur ont été complètement revues afin de mieux répondre à mon public, même si c’était difficile de les changer. Cependant, je n’ai pas eu  le privilège de mettre en pratique ce que j’ai reçu de ma formation BPJEPS (même si je l’exerce que partiellement à mon travail et en vie associative). Donc mon plus grand souhait, c’est de pouvoir enfin réintégrer le circuit de l’animation et exercer mes compétences.

Depuis la fin de mon contrat au SVQ de la Ville de Nouméa, avec la formation BPJEPS en plus de mes 3 ans d’entreprise, je me sens beaucoup plus rassuré, et plus expérimenté en vie professionnelle.

J’ai appris énormément dans les « coulisses »  et que j’aimerai revenir sur le devant de la scène pour en donner le meilleur de moi-même. Car je suis quelqu’un d’entreprenant qui aime me lancer des défis, prendre des initiatives et tenter des propositions. Et je finis avec cette citation de Norman Cousins : « La mort n’est pas la perte la plus grande dans la vie. La perte la plus grande est ce qui meurt en nous tandis que nous vivons ». Dans le sens, ce qu’il faut maintenant que je donne ce que j’ai reçu et que cela ne meurt pas en moi. Et cela pour qu’aucun ne soit laissé au bord du chemin, et que j’en reçoive autant en retour de ces expériences.

 

 

 

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