Où allons-nous ?

6 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
– 7 On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence. Livre d’Esaïe chap. 53.

Je regardais dernièrement une émission à la TV, elle s’intitulait l’ « Agneau Pascal ». Elle a été créée pour expliquer comment la France se préparait commercialement avant la fête de Pâques. Il y a un passage dans cette émission qui m’a particulièrement attiré mon attention. Le reporter expliquait comment la viande qui venait de plus de 20 000 Km de la France, c.-à-d. de Nouvelle-Zélande, était beaucoup moins chère que celle de France. En France, leur élevage se fait plus en ferme et en petit troupeau, tandis qu’en Nouvelle-Zélande, ils ont un immense troupeau et dans des centaines d’hectares. L’éleveur Néo-Zélandais a aussi fait pousser une herbe exprès dans son pâturages qui fait grossir 4 fois plus vite son mouton qu’avec de l’herbe simple. D’autres parts, j’ai su plus loin dans le reportage que la Nouvelle-Zélande n’a pas de taxe douanière à payer à la France. L’ancien Président F. Mitterrand a annulé cette taxe, parce que la France s’est reconnu avoir fait coulé le bateau de Green Peace qui s’opposait aux essais nucléaire dans le Pacifique-Sud en Polynésie Française.
Dans ce reportage, une partie de ce film m’a particulièrement interpelé. Les éleveurs Néo-Zélandais trient les moutons pour les conduire à l’abattoir. Le spécialiste du tri touche la colonne vertébrale du mouton tondu, si elle était dure il n’était pas encore prêt pour la boucherie. Ensuite toutes les brebis sélectionnées étaient transportées dans une des grandes villes du pays, là où se trouvait la grande boucherie, elle pouvait abattre, dépecer et découper des milliers de brebis par jour. Un des agents de cette société dit au moment où les bêtes débarquent du camion, que c’est triste de voir ces gentils animaux arrivés ici, c’est mort imminent qui les attend. Il ajoute mais il le faut car il faut bien nourrir « le monde entier » (la viande Néo-Zélandais étant connue internationalement). Les moutons sont dirigés en file indienne jusqu’à l’abattoir. Les agents qui les accompagnent font en sorte qu’elles ne s’affolent pas et ne stressent pas. J’en ai vu un moment des brebis qui sont mortes dû au stress. Ses brebis-là n’ont pas la bonne viande due au stress, sont jetés au four, des pertes pour la société. Le reporter arrive à quelques mètres de l’abattoir et demande à un des agents posté à cet endroit : « Savent-ils où ils vont ses moutons ? ». Cet agent lui répond en souriant, après un moment d’hésitation : « Je ne sais pas, il faudrait leur demander ? ». Je pense que si le mouton pouvait parlait il répondra : « pour faire en sorte que dans le monde entier, ils puissent passer une belle fête de Pâques, grâce à notre viande de qualité et bon marché ».

La question à nous poser aujourd’hui : « Savons-nous où nous allons ? ». Dans ce passage, il est dit que « 6Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin ». (Parole de Vie). « Nous étions tous errants comme des brebis… (Segond 1910). Continuons-nous à errer par-ci, par-là sans aucun but sur terre ? Un seul mouton a su où il allait, appelé l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jn.1). Jésus-Christ étant cet agneau exempt de tout péché a accompli la mission que Dieu lui a donné, même si cela a été un combat très difficile pour lui « O Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe ! Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne »Lc 22.42. Une mission qui était de venir dans notre monde pour nous sauver, aller à la croix comme aller à l’abattoir. Et dès à présent si nous croyons en son sacrifice (et sa résurrection). Nous ne sommes plus des brebis errantes, suivant notre propre voie, mais nous marchons sur un chemin tout tracé qui est Jésus lui-même (vérité et la vie. Jn14.6). Cependant, la vie du chrétien ne veut pas dire une vie paisible et de tout repos. Christ nous dit également de porter sa croix qui veut dire également prendre la direction de l’abattoir. Dans mon reportage, ce sont les brebis qui y sont allé jusqu’à l’abattoir qui ont été les plus courageuses, et non celles qui sont mortes stressés. Des brebis qui se sont fait violence pour aller jusqu’au bout afin de donner plaisir dans les assiettes de milliers de consommateurs. Dieu nous recommande la même chose, c’en est une chose d’avoir accepté le sacrifice de son Fils unique, mais c’en est aussi une autre chose de porter sa propre croix. Parce que nous pouvons répondre où est-ce que nous allons et aussi ce que devons faire tout au long de notre direction. Porter sa croix c’est avancer dans les épreuves et difficultés, c’est subir les persécutions (souvent venant de nos proches), c’est se lever les dimanches matins pour venir au temple, c’est préparer une présidence, c’est affirmer sa foi en Christ malgré les railleries…

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