30 ans déjà qu’ça roule !

Dans cet article de parlerai au sujet de ma mère, Raymonde Kerria WAHEO, née AÏ. Elle est originaire de la commune de Bourail et sa mère est de la commune de Houailou.Vous verrez à la fin de cet article une entrevue enregistrée avec elle. Je ne vais pas réécrire ce qu’elle a dit dans la vidéo. Je voudrais juste parler de ce qu’elle représente pour moi en tant que mère et femme entrepreneur. Je suis issu d’une famille plus au service communautaire que dans le monde de l’entreprenariat (petis-fils et fils de pasteurs protestants évangéliques). C’est pour cela que dans cette article j’ai difficilement distingué ma mère dans sa veste de « mère » et  dans sa veste de « femme d’affaire ». Elle a été plus souvent dans sa veste de « mère ».

  1. Ce qui m’a été raconté de son enfance (par elle-même, son mari et autres membres de la famille).

Ma mère est issu d’une famille de 9 enfants (comme mes frères et moi). Elle est 4ème de ses frères et 3ème des filles (elle a perdu une petite soeur et un petit frère nés après elle atteints d’une maladie). Elle a été élevée dès son plus jeune âge par son grand-père Alfred- Boro, surnomé « Bon-bête ». On le surnomait ainsi parce que ce fut un homme d’une grande gentillesse, il avait du mal à dire « non » quand on lui demandait quelque chose. Ce comportement de cette homme a fini par se déteindre sur sa petite-fille Kerria.Il était le frêre de son grand-père paternel, Isaac-Gouassem. Le grand-père et sa petite fille vivaient en montagne, dans les hauteurs des tribus du district de Ny. L’endroit est appelé Kikuè (Le « u » en langue mélanésienne est prononcé « ou ») . Ils vivaient de la pêche aux crevettes, de culture vivrière : de tubercules , légumes et fruits du champ (iganmes, maniocs, patates douces, chouchoutes, bananes…). Ils se rendaient de temps en temps au marché du village pour vendre leur récolte, et par la suite acheter des produits de première nécessité, ce que l’occidentalistion a apporté (café, sucre, pain, savon…). Mon père me disait que c’est par le fait de se rendre au marché que ma mère a commencé à apprendre « à  commercer ». Un peu plus grande elle est retournée chez ses parents, Moïse et Cécile. Elle a été  l’école dans un village plus au nord de chez elle, à Koumac. Elles se déplaçait souvent dans le pays parce que son père Moïse était instituteur, et muté dans plusieurs tribu (comme celles de Baco (Koné), une tribu de Boulouparis…)

Ma mère me disait qu’elle avait énormément des lacunes à l’école étant enfant. Une des mes tantes, Yvette, disait qu’il était interdit de parler sa langue maternelle mélanésienne (Orôwé) à  l’école, uniquement le Français qui était autorisé. L’écolière qui avait des difficultés sur les bancs de l’école me dira plus tard que grâce à son mari, elle a trouvé le goût de lire et d’écrire, est devenue directrice de C.V.L (obtention de BAFD), a obtenu son brevet des collège, a un niveau de bac litéraire, a fait 3 ans d’étude de théologie et 30 ans en entreprenariat, incroyable parcours !

2. Des échos sur les premiers jours de rencontre avec mon père.

Mon père a commencé d’enseigner jeune, aprèsqu’il ait obtenu son certificat d’étude. Il a enseigné dans une école dans la commune de Houilou, pour la FELP (Fédération de l’Enseignement Libre Protestant). Ma mère a été l’élève de ce jeune enseignant et c’est comme ça qu’ils se sont connus dans l’école. Mon père disait, qu’il lui arrivait de se sauver par la fenêtre de sa chambre pour aller trouver ma mère quand il y avait des soirées organisées par l’école ou le village. Plus tard, ils se mariront et entreront tous les deux dans le service de l’Eglise Evangélique Libre de Nouvelle-Calédonie au ministère pastoral (le lien est la Page FACEBOOK, avoir un compte et l’aimer si vous désirez être abonné, page fondé par un ancien de l’église, Wiliams MALA).

Ma mère est un femme au service de l’Eglise (Protestantisme évangélique). Elle nous ammenait nous ses enfants dans les camps bibliques pendant les grandes vacances et vacances scolaires. Je me rapelais enfant, je ne voulais pas rester dans un groupe où on m’avait affecté, je pleurais tout le temps après ma maman. Pourtant, ma monitrice faisait tout pour que je m’y intègre dans le groupe mais en vain. J’étais heureux quand ma mère venait me sortir du groupe…

En plus de cela ma mère a milité dans l’éducation populaire. Elle a été animatrice puis directrice pendant de longuesw années dans des centres de vacances et de loisirs. Elle a particulièrement exercé avec l’Association des Amis de l’Eglise Libre dans un quartier populaire de Nouméa, la Rivière-Salée, avec sa belle-soeur Marie WAHEO qui nous a quitté aux côtés de notre Dieu en 2008.

Je ne vais pas entrer dans les détails, ce fut juste une introduction pour présenter cette entrevue faite avec ma mère à l’occasion de ses 30 ans de son entreprise de transport d’enfants, RODIZAV. Je lui souhaite un longue vie à son entreprise, et que ça roule !

Nicodemus.

 

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