Le travail c’est bien, mais quand cela ne suffit pas ! (Partie 2)

i. Grande satisfaction dans mes débuts de vie active, et grande désillusion !

Je vais en conclure mon premier point : « L’insuffisance de mon travail ». Grande était ma joie quand mes parents me félicitaient de ma première paie quand j’étais instituteur remplaçant. Ce qu’ils disaient :  » super, cela fait que quelques mois mon fils que tu reviens de France et, déjà tu touches autant d’argent que ton père, professeur de Lettres » (disait ma maman). J’avais un certain « orgueil » parce que pour moi, ça y est c’était déjà tout tracé, que j’étais le meilleur et, comme il dit le proverbe « l’orgueil précède la chute ». Et ce qui devrait arriver pour un « trop » fier » comme moi arriva, même pas que l’année se finisse complètement que j’avais fauté professionnellement et adieu la bonne paie…

Retrospective lors de ma période post-adolescente, adolescente et de début de ma majorité

Je tiens à m’attarder un peu en permettant de faire une rétrospective sur mes premiers moments avec ma rencontre avec le monde de la vie active. Cela a commencé avec des grandes personnes de la famille. Quand j’avais un oncle de Bourail (village d’origine de ma mère) qui disait qu’on allait avoir une récompense si on allait débrousser les mauvais herbes de son champs de maniocs. A la fin de la matinée, il nous donnait une petite rémunération. Ah, la joie pour toi un gamin de 12 ans, quand il te tendait un billet de 500 Fcfp ( à peu près 4 Euros). Puis, je m’achetais une limonade quand on se rendait au village. Un oncle (Rémy JINNY) venait nous chercher à la maison quand je venais à peine de rentrer au lycée pour faire du jardinage chez des particuliers ou dans des résidences de notre capitale. En fin de journée, grande encore fut ma joie après avoir reçu cette rémunération. D’autres exemples figurent dans ma période post-adolescente,  je ne les exposerai pas tous. Cependant, je voudrais terminer ma rétrospective avec ma tante Marie. Marie était la femme de l’un des grands frères de mon père. Elle nous a malheureusement quitté depuis 2008, touchée par une maladie de cancer et qui m’avait beaucoup attristé. Elle a été pour moi une tutrice et formatrice dans mes débuts de métier d’animateur socio-éducatif. La famille a fondé une association dans laquelle un service est dédié à l’animation en milieu populaire. On appelle faire de « l’animation de quartier ». C’est au sein même de cette « animation » que j’étais encadré étant enfants par mes « grands frères ». A noter que l’association est basée sur la prière et la parole de Dieu, la Bible. Je n’entre pas plus en détails, j’y consacrerai au développement de ce sujet dans un article ultérieur. L’association n’avait pas les grands moyens pour nous rémunérer comme les autres associations. En fin de semaine quand ma tante me tendait l’enveloppe, j’étais heureux. Même si la rémunération ne suivait pas le travail fournit dans la semaine, je n’avais pas à me plaindre, la petite enveloppe était toujours bien à prendre. Après, on sortait avec le petit groupe d’animateurs prendre un verre et danser en boîte de nuit (je tiens à avoir une pensée à ma belle-soeur Jeannine, une des animatrices qui nous a quitté en 2009 dû aussi à un cancer). En fait, c’est qu’avec le peu qu’on gagnait, on était heureux de pouvoir se faire plaisir et se partager. Les rigolades entre nous ces soirées-là restent inoubliables et,  aussi quand on se rendait ensuite au marché à l’aube pour prendre des brioches et du café ou s’arrêter à la boulangerie en chemin du retour et pouvoir déguster les viennoiseries. Avant mon arrivé à la majorité, j’en ai fait quelques autres petits boulots, comme le travail dans une ferme dans le village de ma mère…mais je vais m’arrêter là (qui sait dans un autre article).

La vie n’est pas une droite d’un point A à B, mais elle part du point A et va toucher d’autres points avant d’arriver à B. Et encore, je quitterai ce monde, est-ce que j’aurai atteint le point B ?

A mes débuts de majorité, je me suis inscrit dans les sociétés qui recrutent des intérimaires. Le poste d’intérim de mes débuts fut le travail de paysagiste. Un de mes collègues voullait en parler à la direction pour m’embaucher et comme j’étais encore au lycée, il fallait que je passe d’abord mon baccalauréat . D’ailleurs, mes parents ne l’auraient pas accepté que je parte déjà en vie active. Ensuite au fil des ans, j’allais dès que j’étais libre, surtout en fin d’année (les grandes vacances en Nouvelle-Calédonie) me présenter dans ces agences pour renouveler ma demande…

En fait, je me suis mis la pensée que j’étais chanceux, béni et je trouverai toujours du boulot et surtout dans le domaine dans lequel je veux y passer ma vie active. Et là, à la veille de mes 36 ans, je ne travaille pas dans le domaine dont j’avais cru facilement y être. Cela fait seulement bientôt un an que suis en CDI (Contrat à Durée Indéterminé), la première fois de ma vie. Je vis encore avec des dettes (remboursements, factures en retard…), mon salaire mensuel ne survit pas jusqu’au prochain mois…Comme je le disais dans mon introduction à cet article (Première partie, article précedent). Oui, en terminant cette deuxième partie de mon article,  je réalise que la vie n’est pas toute tracée, que dans la vie il y a des sentiers en zigzags. La vie n’est pas une droite d’un point A à B, mais elle part du point A et va toucher d’autres points avant d’arriver à B. Et encore, je quitterai ce monde, est-ce que j’aurai atteint le point B ? Face à cela, j’ai mis du temps à l’admettre par mon orgueil, et j’ai appris l’humilité et la patience à travers ce que la vie m’apprend et qu’elle continuera de m’apprendre…

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