Lettre à mon papa défunt Raymond WAHEO, le poète.

Cher regrété papa Raymond,

J’ai appris la nouvelle par maman Raymonde WAHEO que tu nous avais quitté.
Tu sais papa, à l’heure  où j’ai appris ton décés(le vendredi 30 août en début d’après-midi), je sortais des Urgences de l’hopital Gaston BOURRET. Maman me disait qu’il y avait papa qui nous avait « quitté ». J’ai pensé que c’était ton grand frère Taï. Ensuite, elle a précisé que c’était toi. Cela me faisait la peine d’apprendre cette triste nouvelle.
J’ai un pansement sur la tête, ton fils en fin de semaine dernière a pris un verre de trop et, je pense que tu serais peu fier de moi si t’aurais été encore en vie. Une mauvaise attitude que j’ai eu de ne pas avoir fait attention à ce que vous nous avez mis en garde : faire attention à l’abus d’alcool, faire attention à nos fréquentations… Et cela vos forces et conduites de vie vous les avez puisées dans la Parole de notre Dieu, le Dieu de nos grand-pères, depuis buba (bouba) Wakuba COILLOT.
Papa, ce que tu aurais tant voullu c’est qu’on te reconnaisse officiellement, d’avoir eu le mérite d’être le premier des ultramarins à réussi ce concours dans ton domaine de la santé. Les « grands » de ce pays t’ont renié. Ce pays que tu avais tant servi, avec tout ton coeur, ton courage et ta force. Dans ce « Caillou » où tu a sillonné monts et vallées pour soigner des gens. Dans ce pays, où tu as dû dépenser de tes propres poches pour le bien de ces malades. Merci papa parce que tu n’as pas regardé à l’argent.Merci papa, parce que même si officiellement tu n’as pas été reconnu, je sais que, Dieu-merci, en ce jour beaucoup d’amis te pleurent, beaucoup de membres de ta famille versent leurs larmes. Et, surtout, que le Ciel et des milliers d’anges sont reconnaissants enver ton service formidable fait  sur terre.
Papa, c’est vrai qu’en même temps tu voulais qu’on te reconnaisse. Mais en même temps, tu ne faisais pas uniquement pour toi. Je pense parce que tu étais fier de tes frères, de tes enfants et petits enfants. Et, c’est pour eux que tu te battais. Je ne te voyais pas souvent avec tes grands frères, mais je réalise que tu étais leur ombre. Quand l’église organisait un évènement, on faisait appel à toi pour mettre l’annonce  dans le journal, tu le faisais avec coeur. Quand un évènement familial : deuil, mariage.. c’est encore toi qui faisait divulguer cela dans les médias. Tu étais le « communicateur ». Je te vois encore enfant avec ton petit appareil photo. Je ne citerai pas tout ce que tu as fait dans ta vie, en tout cas, ta joie de vivre, ton sourire, tes poèmes m’ont beaucoup aidé et éduqué.  Et tous ceux de ton entourge (amis et collègues), j’en suis sûre et certain qu’ils vont énormément te regretter.
Papa, ton grand fils Gorges Wadenges m’en a parlé de tes derniers jours sur terre. Cela n’a pas été de tout repos, tu en a vécu le martyre des opérations successives. (Et par la suite), Tu te batais, je revois les photos où tu avais arrêté de fumer et que tu allais faire de la marche. Tu me faisais montrer par là que dans la vie, il faut se battre. Il faut respecter ce souffle de vie, il faut continuer de servir avec amour autour de nous. Et, comme tu le faisais si bien dans tes écrits, surtout dans le réseau social (FB). Tu dénonçais avec sagese les injustices. Je sais que tu pourrais être plus révoltant et plus rebelle dans tes écrits, mais tu avais du respect envers ceux qui t’ont renié. Car tu ne voulais pas rendre le mal pour le mal. Parce qu’en toi papa régnait l’Amour incommensurable de Jésus-Christ notre Sauveur.
Je vais arrêté d’être long et, je voudrais finalement encourager et prier pour ta petite famille que tu as laissé sur terre. A Georges, Nathalie, Méané (et sa fiancée), Elise, Meryanne et les jumelles que tu as tant choyé et ainsi que ma maman Peöne. Ils se sont battu à tes côtés lors de tes derniers jours de souffrance.
Papa, je pleure dans ces dernières lignes parce que, je suis souvent connecté sur internet et de savoir que tu n’es plus derrière les commandes de ton ordinateur, c’est si une partie de moi s’en est allé. Merci encore papa pour tout ce bonheur que tu m’a apporté dans ma vie. J’essaierai de faire également de mon mieux, parce que toi  et les autres papas vous avez mis la barre haute. Et, je pense qu’il ne suffit de faire confiance en notre Dieu et en sa Parole, tu me répondras de même
Ce n’est pas un adieu, mais un aurevoir.
A bientôt. Tu brille déjà dans le ciel parmi les poètes.

Ton fils, Jean-David WAHEO

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