Le salut, solution à l’affranchissement au péché

 

Es.49, 1-6 ;

Ps.27, 21-40

Intro :

Le texte sur lequel je me suis appuyé pour passer mon message est celui d’Es.49, 1-6. Il se trouve dans la seconde partie du livre (Es.40-66), elle traite sur la situation en exil en Babylone du peuple Juif et évoque un salut à venir. Et cette 2ème partie se structure en 3 grands thèmes :

  • Le retour de l’exil babylonien (40-48)
  • Le salut du peuple de Dieu et son libérateur (49-57)
  • La gloire de la Jérusalem future (58-66)

 

Et notre passage débute le 2ème grand thème, Le salut du peuple de Dieu et son libérateur (49-57). Le chapitre 49 est le deuxième chant du serviteur, le premier étant au chap.42.

Ce qui fait que notre texte nous parle de salut et de libération. C’est une chose pour le peuple de Dieu d’être libéré de Babylone, mais qu’en est-il de la libération, le salut de son âme ? Et nous, ce message nous est aussi adressé, on vit dans un beau pays, tout marche pour le mieux, mais qu’en est-il du salut de notre âme ? Et que sert-il à un homme de gagner le monde s’il perd son âme ? Mc.8.36

La première partie, serait de parler des atouts que possède ce serviteur (en comparaison au peuple d’Israël, contemporain du prophète Esaïe) pour libérer son peuple, quitte à être la lumière du monde.

La deuxième, la situation dans laquelle nous nous trouvons  dans le péché et quelles doivent être nos démarches à faire pour y parvenir au salut ?

La troisième, une fois avoir reçu le salut. Que devrions-nous faire pour rester ferme dans notre foi ?

  1. Atouts du serviteur

En première partie, le serviteur est complètement à l’opposé, sur sa  manière de vivre, comparé au peuple d’Israël. A un chapitre avant, ch.48.8, le peuple Israël, fut appelé dès sa naissance, « rebelle ».  En contradiction avec le serviteur, au v.1 d’Es.49, appelé dès le sein maternel, Dieu a mentionné son nom encore dans le ventre de sa mère. Et au v.5, il est formé par le Seigneur dès avant sa naissance. Après, tout en lisant ce passage, ce serviteur est choyé par l’Eternel (ch.42, 4). Quand Dieu dit de Jésus-Christ : celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection, Mt.3.17.

Le Seigneur va faire de sa parole, une épée coupante. En pensant au texte de l’Ap.1.16 : «  une épée pointue qui coupe à double tranchant sort de sa bouche ».

Ce serviteur reconnait ses imperfections ses manquements, au v.4. Il s’est donné du mal pour rien, s’est fatigué inutilement, en somme, pas de résultats. J’avais pensé à cette pêche miraculeuse, où l’apôtre Pierre est ses ouvriers revenaient le matin après une longue nuit de pêche infructueuse. Il disait à Jésus, qu’ils avaient pêcher toute la nuit, qu’ils étaient à bout de nerf, pris par la fatigue et qu’une seule chose était d’accoster le bateau et rentrer chez eux. Mais Jésus lui a gardé en réserve ce miracle de pêcher de grandes prises près de la rive.  Et ce serviteur sait que le Seigneur Dieu lui fera justice, et garde en réserve sa récompense : peut-être une allusion à la postérité spirituelle du serviteur (Es.53, 10-12), c.-à-d. aux Juifs et aux non-Juifs qui croient en lui.

Dieu lui donne la mission de lui ramener les enfants de Jacob à Lui, tel es un berger qui ramène les moutons égarés à la bergerie du Maître (v.5). Il a aussi pour mission, au v.6 de relever les tribus d’Israël, ramener ceux qui étaient restés en vie dans le peuple de Jacob. Mais ce n’est pas tout, car il sera lumière des autres peuples. Ici, il s’agit de l’ouverture du salut aux autres peuples qu’Israël.  C’est pour cela que l’Evangile est déjà cité dans l’A.T, le salut ne se limite pas qu’au peuple Juif, mais le salut vient de peuple Juif, en la personne de Jésus-Christ (Jn .4.22). Ce qui était inconcevable pour le peuple Juif au temps d’Esaïe. Dieu ne peut qu’intervenir que pour son peuple élu, Israël. Et le temple ne se trouve qu’à Jérusalem. Mais Jésus dira plus tard à la femme samaritaine, le jour viendra, où il y aura de vrais adorateurs en Esprit et en vérité, et qu’il ne sera plus nécessaire de prier en Samarie ou à Jérusalem (Jean ch.4).

Es.41.10

2. Le peuple d’Israël et l’homme dans le péché

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. (Ro.3.23). Après, ce n’est pas ce qui manque de nos jours sur des bouquins ou sur internet, comment avoir une bonne attitude, travailler son savoir être…sur de la psychologie positive, sur du coaching, du leadership…mais qu’en est-il avec résolution concernant notre péché, car ce qui est plus à craindre est la deuxième mort, la mort spirituelle. En nous appuyant sur nos textes de ce matin, le Ps.37 traite sur une ambivalence, en ce qui concerne l’homme bon et l’homme méchant.

Dans cette partie, je ne brosserai le tableau que de l’homme méchant. N’était-ce pas aussi le comportement du peuple Israël au temps du prophète Esaïe ? Le peuple étant l’ancien Israël et le serviteur le nouveau Israël.

Dans le Ps.27, l’homme méchant emprunte et il ne rend pas, au v.21. Ce qui peut être considéré comme du vol. Les gens mauvais sont supprimés, et ne possèderont pas le pays (où coulent le lait et le miel), v.28-29. Au v.32, ils cherchent à faire mourir l’homme bon, le condamner par un jugement. Ils deviennent puissants, se développent comme le cèdre du Liban (mais Dieu les fait partir, n’existe plus et disparaissent), v.35. Et pour finir au v.38, ces pécheurs seront détruits, ainsi que leur génération future supprimée.

Après, physiquement, mentalement, dans mon comportement, je peux être la personne avec qui on aime bien me tenir compagnie. Et, moi qui suis enfant de pasteur de l’Eglise Libre, j’ai eu une bonne éducation, je n’ai pas besoin du salut apporté par Jésus-Christ à la croix. Par contre, ce qu’il faut savoir, on ne nait pas chrétien, on le devient. J’ai recherché sur la concordance biblique sur internet le mot « péché», il y a 470 résultats. Ce qui montre que ce problème est bien réel, et ce qui est de l’ordre du spirituel. Et là pour s’affranchir de l’esclavage du péché, ce n’est pas pasteur, ce n’est pas papa, ni maman, ni ton frère, ton ami chrétien qui le fera pour toi. C’est une décision personnelle et consciente venant de ton cœur même. Au Vanuatu, en 2001, lors de la conférence de jeunes, les moniteurs qui nous accompagnaient priaient pour nous, et aussi font l’appel lors de soirée d’évangélisation et cela est venu de moi-même, de demander au Seigneur Jésus-Christ de venir me sauver et de régner en Seigneur dans ma vie. Pourtant je me disais, que j’étais encore bien jeune, j’avais encore à profiter de la vie, comme l’enfant prodigue, mais j’ai pris cette décision de suivre Jésus même si j’avais encore tant de faiblesses en mon être. Mais c’est la foi que Dieu va œuvrer selon son temps et sa volonté dans ma vie.

Et maintenant, il est possible pour toi de donner ta vie toute entière au Seigneur Jésus. Tu ne pourrais peut-être pas le dire à tes parents, aux pasteurs, aux moniteurs de jeunesse…mais tu pourrais aussi le dire au fond de toi. Et un jour tu pourras témoigner en te présentant à l’assemblée, et aussi de par ton baptême.

 

3. Dans la situation où l’homme a été affranchi du péché par le salut en Jésus-Christ

La situation où nous avons dit « OUI » au Seigneur Jésus, règne en Seigneur dans ma vie car je t’ai accepté comme sauveur personnel dans ma vie. Et c’est qu’en fait on se rapproche de plus en plus de l’image de notre Seigneur Jésus, qui est ni plus ni moins ce serviteur dans le livre d’Esaïe. Que ce qui est nous en diminuent, et qu’il croisse en nous. Jn.3.30

Et dans le Ps.21, on décrit l’homme bon :

  • Il est obéissant à Dieu, a pitié du malheureux et partage, v.21.
  • Il possèdera le pays (22). Heureux les pauvres en esprit, car le royaume de Dieu est à eux ! Mt.5.3
  • Si la vie de quelqu’un plait à Dieu (en l’occurrence celui a accepté Jésus dans sa vie), Dieu l’affermit dans sa marche dans la vie, v.23.
  • S’il perd son équilibre, il ne tombe pas, le Seigneur le TIENT PAR LA MAIN, v.24.
  • Jamais, il ne sera d’aucun secours, jamais ses enfants mendieront de la nourriture (v.25). De voir maintenant des personnes qui mendient dans nos rues, et de plus en plus nombreux. Qu’ont-ils fait leurs parents ? Sont-ils restés attachés à Dieu et à sa Parole ? Leur ont-ils surtout enseigné la parole de Dieu ?
  • Tous les jours, il a de la compassion et il prête aux autres et ses enfants sont en bénédiction (v.26).
  • Il évite le mal et fait le bien, c’est pour ça qu’il prend possession du pays, v.27.
  • Le Seigneur, aime ce qui est juste, il n’abandonne pas ses amis fidèles, v.28.
  • L’homme qui obéit à Dieu dit ce qui est sage, sa bouche exprime ce qui est juste, v.30. C’est important, de nos jours la prise de parole dans nos coutumes, même dans nos communications au travail, c’est assez léger et manque de sagesse.
  • Avec la loi de Dieu dans son cœur, il ne risque pas de tomber, v.31.
  • Dieu ne l’abandonne pas entre les mains des méchants, s’ils le cherchent à le faire mourir. Ne le laissera pas condamné par un jugement, v.33.
  • Il suit le chemin du Seigneur, qui va le rendre fort pour posséder le pays, v.34. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au père que par moi», Jn.14.6.
  • Il est honnête, et il a un cœur pur. Il aime la paix, il vivra longtemps. Pasteur Jacob WAHEO, je l’entendais à la radio, lors de la commémoration des 30 ans de la tragédie d’Ouvéa, il proclame toujours un message de paix pour son pays.
  • Il est protégé par son Dieu par son obéissance. Quand un malheur arrive, Dieu le protège avec puissance.
  • Dieu le sauve, le délivre, notamment des gens mauvais parce qu’il prend Dieu comme abri.

Après, cela ne veut pas dire que tout roule sur des roulettes une fois qu’on a Jésus dans sa vie. Mais la foi, ça se travaille et s’entretien. Je fais ma méditation chaque matin, je me rends aux réunions de prière, assiste à des études biblique et met en pratique la parole de Dieu. Il est très important de se relever après chaque chute, le peuple d’Israël n’a pas mis qu’une seule année pour faire le voyage de l’Egypte à Canaan. Il a mis 40 ans, et c’est pareil pour nous, chrétiens, gardons les fixé à Jésus et suivons-le, car à qui d’autres irions-nous car il a les paroles de la vie éternelle.

 

Conclusion :

Dans ce message, Esaïe décrit un serviteur, celui qui va servir le Seigneur pour sauver non seulement le peuple élu de Dieu, mais aussi les autres peuples, y compris nous aussi les habitants des îles du Pacifique. C’est un message percutant, qui n’a pas plu aux contemporains du prophète. C’était inconcevable que d’autres peuples puissent aussi bénéficier du Salut divin.

Après, on a le peuple d’Israël, rebelle comme l’homme méchant dans le Ps.37. C’est l’homme qui n’a jamais fait le pas vers Dieu, et reconnaître le sacrifice de son Fils unique Jésus pour lui à la croix. Et là, il est limité, lui manque le salut éternel, répondant à sa condition d’esclave spirituel dans le péché.

Ensuite, l’homme nouveau, qui a décidé de suivre Jésus, de l’accepter comme sauveur et Seigneur dans sa vie. Il est semblable à un arbre planté près d’un courant d’eau. Qui donne son fruit en sa saison. Et dont le feuillage ne se flétrit point. Tout ce qu’il lui réussit.Ps.1.3.

Le Ps.37 décrit bien cet homme nouveau, qui tend de plus en plus à la mesure parfaite stature de Christ. Ep.4.13.

Ce message nous met donc devant un choix, celui d’accepter le salut du serviteur afin de vivre juste aux yeux de Dieu ou celui de rester comme tel qu’on est sans avoir accepté Christ comme sauveur et Seigneur dans sa vie ?

Car Dieu dit : J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité. Deut.30.19.

 

 

 

 

 

 

 

NE LE SAVEZ-VOUS PAS ? ATTENTION !!!

Intro 

D’emblée, l’apôtre Paul interroge ces destinataires. Ne savez-vous pas ?

ATTENTION !!! WARNING

Ceux  qui ont une vie immorale, ceux qui adorent les faux dieux…c’est gens-là n’auront pas de place dans le « royaume de Dieu ».

Pourquoi ?

Les chrétiens de Corinthe bien que faisant partie de l’Eglise de Jésus-Christ, certains parmi eux vivaient encore dans l’injustice, font le mal, ce qui ne glorifie pas Dieu. L’apôtre Paul énumère : la vie immorale (l’immoralité sexuelle : la fornication, l’homosexualité[1], hommes couchant avec des jeunes gens (se pratiquait chez les Grecs). Ne peut-on pas parler là de mauvaises habitudes qu’ils avaient du mal à s’en débarrasser ?

Comment arrivaient-ils à prétexter ?

Matthieu: 15.11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.

 

Réponses de l’apôtre Paul à ses différents  prétextes, appuyées par le texte du Psaume du groupe de Coré :

Petite intro :

Suite à son énumération sur ces chrétiens qui font encore le mal au v.11, il enchaîne « POURTANT » notre Dieu  vous a lavés du péché (justification), il vous a choisis pour lui (sanctification), (et) Il vous a rendu juste au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit-Saint.

  • Tout est permit :

Paul écrit au v.12, tout est permis mais tout n’est pas utile. Tout est permis, MAIS pas jusqu’au point de se laisser asservir par quoique ce soit (tombé encore dans l’esclavage au péché). 2 Pierre: 2.22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. Proverbes: 26.11 Comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, Ainsi est un insensé qui revient à sa folie.

On peut être asservi par de mauvaises habitudes, par une addition quelconque (alcool, le tabac, la drogue, le sexe, l’amour de l’argent…). En parlant de l’argent qu’il est un bon serviteur, mais un mauvais maître.

J’écoutais dernièrement un enseignant sur le développement personnel, le meilleures moyen de se débarrasser de ses mauvais habitudes ce n’est pas de les enlever (car impossible), mais de les changer voire de les remplacer par de bonnes. Comme au football, un entraîneur fait des remplacements, s’il juge qu’un joueur doit sortir (ce que faisait Deschamps).

Après bien sûr, en tant que chrétien, allant, rejoignant les différents services dans l’Eglise : le secours protestant, le journal, le groupe de louange, le chantier. Car cela éviterai de passer ses journée devant la télé, de surfer sur internet et de se goinfrer d’amuse-bouche…

 

  • La nourriture pour le ventre…

C’est vrai on va dire, oui mais le ventre a été créé pour cette raison, notre œil a été créé pour cette raison…Mais l’utilisons-nos ce corps avec la sagesse divine ?

Dans ce passage Paul pointe directement du doigt là où ça fait mal pour les chrétiens de Corinthe. Corinthe était réputé pour une ville où régnait la prostitution, la prostitution sacrée donc l’idolâtrie, entre autre, particulièrement pour l’homosexualité.  Il y avait bien sûr, aussi l’immoralité sexuelle : de la débauche, de la fornication (amants, maîtresses) et l’adultère.

L’apôtre Paul répond,  « oui, mais Dieu détruira la nourriture et le corps. En opposition au corps de Jésus-Christ, « détruisez ce temple, et en 3 jours il sera reconstruit, et pour l’éternité. Et que l’homme ne vivra pas de pain seulement ».  Le corps n’est pas pour l’immoralité sexuelle, il est pour le seigneur, et le Seigneur est pour le corps (version.L.Segond). Offrons à Dieu notre corps comme un sacrifice vivant, il nous réveillera nous aussi de la mort, comme il a réveillé son Fils Jésus-Christ, il y a plus de 2000 ans.

 

  • Tous les autres péchés que les personnes peuvent commettre sont à l’extérieur du corps. Par exemple, ils ont commis un vol, ils ont cassé le bien des autres…C’est extérieur à leur corps. Par contre, Paul revient sur l’immoralité sexuelle, c’est faire n’importe quoi de son corps, c’est intérieur.

C’est encore une manière à l’apôtre Paul d’enfoncer le clou.

Au v.19, Paul va encore les interroger comme au v.9 : « Ne le savez-vous pas ? »

ATTENTION !!! warning !

Votre corps est le temple du Saint-Esprit. Cet Esprit en vous, Dieu vous a donné. Vous ne vous appartenez plus à vous-même, mais à Dieu. Au v.20. Car Dieu vous a racheté à un grand prix, par le don de son Fils à la croix.

Rendez-donc gloire à Dieu dans votre corps  [et dans votre esprit qui appartient à Dieu].

 

Conclusion :

En conclusion, pourquoi est-il important de reconnaître notre corps comme propriété indiscutable à notre Dieu ? De suite, Dieu par son message nous met en garde, nous n’hériterons pas de Son Royaume si nous laissons notre corps à la servitude d’une vie immorale, comme tout ce qui de mauvais que l’apôtre a énuméré. Ensuite, parce qu’on se comporte ainsi, à mais tout est permis, tant que la loi proprement dite des hommes n’y interdit pas, mais que dit la loi, les jugements de Dieu ? Parce que oui, la nourriture est faite pour le ventre, et le ventre pour la nourriture. Et ton corps ? Pour les penchants de la chair ou pour le Seigneur ? Ah oui, tant que ce sont des péchés qui touchent l’extérieur, je peux continuer dans cette voie. Et fais-tu de ton corps est-il le temple de l’Esprit-Saint ou de tes penchants de la chair ? N’as-tu pas oublié que Jésus te l’a racheté à un  si grand prix, par le prix de sa mort et son versé pour toi ?

Oui, laisser à Dieu tout son être, son corps, son esprit, son âme. C’est aussi le laisse régner comme une forteresse dans nos vies. Toute attaque des ennemis ne pourront rien, ils fuiront devant l’Eternel. Notre corps étant le temple, la ville, la montagne de Sion règne, et c’est en son sein que nous louerons Dieu pour sa fidélité, son amour et ses jugements inscrit dans Sa Parole.

 

[1] Arsenokoites en Grec, Homosexuel. Arseno : Viril, masculin et  Koites : le lit. Lit  viril,  l’homme-lit. Retrouve dans Deut. L’homme qui couche avec des hommes. En réf. Deut, la prostitution sacrée, Corinthe, la ville de la prostitution sacrée. Pornos : Prostitué masc. Pornae : la prostitution la plus basse, moins cher, moins respecté dans l’antiquité. Malakoi : Peut-être traduit par efféminé, veut dire Mou. Homo.pasif, libre (remplace femme).

Parcours dans l’animation socio-éducatif

Je me présente Jean-David WAHEO, J’ai 38 ans, originaire des ÎlesLoyautés, d’Ouvéa. Je suis né au village de Norsup, sur l’île de Mallicolo, au Vanuatu. Mon père était en poste d’instituteur pour la Fédération de l’Enseignement Libre Protestante (FELP) dans les années 70. J’ai grandi à Rivière-Salée, un quartier de Nouméa. Ce quartier étant l’un des quartiers nouméens  le plus important, en superficie et nombre d’habitants.

En 2014, j’ai obtenu un Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport, option Loisirs Tout Public (BPJEPS-LTP). Après cela, j’ai postulé aux Avis de Vacances de Poste (AVP) proposés par différentes collectivités mais je n’ai pas été retenu. Je souhaiterai me présenter à ce concours en vue d’une future embauche.

Certes, je suis salarié dans le domaine du commerce, classé au Niveau 2/Echelon 1(2/1) de la grille du commerce. J’ai obtenu un diplôme de niveau IV et je voudrais me retrouver au niveau dans lequel je me suis formé. De plus, ce serait un retour à une valorisation de mes compétences sur plan financier et professionnel.

Je me présente à ce concours, car je voudraisapprofondir mes connaissances et développer mes compétences dans ce domaine. Et, j’envisage par la suite d’entrer en formation supérieur de Niveau III, celle du DEJEPS. Le pays en a besoin de personnes qualifiées, compétentes et formées.

Je vous présenterai mes différents parcours dans l’animation, et cela depuis les origines de ma motivation d’animateur. Comment j’en suis passé à une passion à en faire mon métier ? Enfin, je vous proposerai quelques projections professionnelles dans ce domaine.

J’ai grandi dans une famille où l’instruction chrétienne a bien été véhiculée, et cela depuis 3 générations (depuis mon arrière-grand-père). Je suis issu d’une famille protestante et, fils de pasteur. Un pasteur, comme un prêtre dans l’Eglise Catholique, est placé comme responsable d’une paroisse. Il a aussi la charge de veiller à l’instruction religieuse de sa paroisse, des enfants jusqu’aux plus  âgés. Il se porte garant à ce que l’église apporte de la complémentarité à l’éducation qu’apportent l’Ecole et les différentes organisations d’ordre laïc.

C’est pour cela que j’ai comme dans mes gênes l’« âme d’un pasteur ». C’est-à-dire quelqu’un qui a le souci de l’éducation d’autrui et veiller à ce qu’aucun ne soit mis en marge de la société. Après, mon père avait pour profession, enseignant, il a commencé dans les écoles privées et pour finir dans le publique. Il travaillait pour la fonction publique. Tout cela, pour souligner le fait que je suis issu d’une famille polyvalente (enseignants, pasteurs, animateurs  socio-éducatif, militants en vie associative…)

J’ai découvert l’animation, étant enfant, en maternelle. L’Eglise Évangélique Libre de Nouvelle-Calédonie organisait des camps chrétiens pour l’enfance et la jeunesse (comme les scouts dans l’église catholique). Les camps s’effectuaient surtout dans les communes de Houaïlou et Bourail. Ma mère nous amenait mes frères et moi assister à ses camps. Ces temps-ci, j’ai commencé à découvrir le monde de l’encadrement, une animatrice tenait notre groupe et nous faisait faire des petits jeux…Mon père et quelques membres de sa famille trouvaient que ma mère se déplaçait bien loin pour amener les enfants en camp, ils décidèrent de créer une association pour organiser sur Nouméa des centres de loisirs. Et j’ai fini par participer au centre aéré sur Rivière-Salée, organisé par cette association appelée l’Association des Amis de l’Eglise Libre (AAEL). Mes parents et mes oncles étaient nos directeurs et mes grands frères et grands cousins, nos animateurs. L’association a fêté ces 30 ans en 2016.  Ma tante, Marie WAHEO était la coordinatrice du centre d’accueil (Centre d’Accueil de la Rivière-Salée). A chaque période de vacances scolaires, elle me sollicitait dans l’équipe d’animation. J’ai commencé à l’âge de 16 ans en tant qu’aide-mineur et, elle m’a alors inscrit à la formation Brevet d’Aptitude aux Fonction d’Animateur (BAFA) en 1998. Cette formation était organisée par la Fédération des Œuvres Laïques (FOL) et c’est ainsi que ma passion pour l’animation fut née.

…ce que je n’aurai pas pu le faire si je n’aurai pas obtenu ce fameux BAFA, comme un « passeport »

J’ai accepté de passer le BAFA parce que c’est ce que mes aînés (parents, grands frères…) me conseillaient. Et les autorités de ce secteur le demandaient aussi pour la réglementation d’encadrement en Centre de Vacances et de Loisirs. Mais personnellement, ce fut une fierté de l’avoir et être reconnu pour ce que j’aime exercer. La formation BAFA reste le plus beau de mes souvenirs, que ce soit du stage théorique au stage d’approfondissement (avec la qualification « Expression théâtrale »). Je me rappelle qu’avec l’organisme dans lequel j’ai passé mon stage pratique avait dû me faire passer d’un centre de loisirs à centre de vacances. Dans le centre de vacances, les animateurs avaient pris un coup au moral, et aussi dans la période cyclonique. Donc, j’ai été muté en renfort, et pu encourager l’équipe et en soutien de la direction. Cette expérience m’a montré à quel point, on m’a considéré comme un élément moteur dans un dispositif d’encadrement CVL. Le BAFA a été pour moi l’occasion de riches expériences aussi bien en centre de loisirs qu’en centres de vacances, même si je suis plus friand de colonies de vacances. J’ai pu voyager et  découvrir des endroits de la Nouvelle-Calédonie, de la Métropole (Le Guard, La Haute-Loire) et de la région du Pacifique (Australie, Vanuatu), ce que je n’aurai pas pu le faire si je n’aurai pas obtenu ce fameux BAFA, comme un « passeport ».  D’autres parts,  ce fut l’occasion de proposer et d’innover des activités, les évaluer et de pouvoir les améliorer ; de faire en sorte que l’enfant s’épanouisse et apprenne de nos savoir-faire et notre savoir-être. Quand je rencontre des jeunes que j’ai vu enfants, et qu’ils me disent qu’ils ont encore gardé en meilleurs souvenirs les centres que j’avais fait avec eux, c’est vraiment de bons compliments. Et pour finir, une rencontre d’une longue suite de rencontre de personnes : de différents directeurs, de différents animateurs, différents personnels de service, différents intervenants…et dans différents organismes et collectivités.

Et certainement, les échanges sur plan relationnel m’ont été bien gratifiants. Selon les expériences de chacun, on avait toujours à apprendre de l’autre ou aussi avoir un rôle formateur envers l’autre qui en avait besoin. Et ce sont toutes ces circonstances qui m’ont permis de forger ma personnalité pour pouvoir avancer et percer dans cette voir éducative.

Je me suis dit que si à l’époque de mes années de  lycée, il existait une branche spéciale « animation socio-éducative » je l’aurai prise. J’ai passé un Bac Science et Technologie Industriels en Electrotechnique (STI-Electro), durant cette période lycéenne, pendant les vacances,  j’encadrais avec divers organismes.

J’ai aussi assuré la fonction d’accompagnateur d’aide aux devoirs aux scolarisés primaires et secondaires, en temps périscolaire. L’association AAEL dans laquelle j’ai grandi avait créé un partenariat avec la Fédération pour l’Accompagnement et le Soutien de l’Enfance (FASE).  Après le lycée, terminant ma première année Brevet de Technicien Supérieur (BTS Electrotechnique), je me suis rendu à Ouvéa. J’ai effectué une mission bénévole : accompagner des anciens élèves des Ecoles Populaires Kanak (EPK) afin de les réinsérer  au  cursus scolaire. Un de mes élèves est maintenant ouvrier dans une grande société minière, après avoir effectué ses études au Canada et l’autre vient de réussir son BPJEPS « Sports collectifs », dirigeant d’un club de volleyball aux Îles Loyautés.

Mon père qui était à ses dernières années dans la fonction publique en tant que professeur de Français à l’Institut de Formation des Maîtres(IFM), m’envoya dans une institut de théologie sur Paris, de 2002 à 2006. Lors de mes années de formation théologique, à l’Institut Biblique de Nogent (inscrit à l’académie de Créteil), ma perception du social s’est beaucoup élargie. J’ai dû vivre des situations pratiques où j’ai dû entrer en contact avec d’autres publics, différents de ce que j’avais toujours l’habitude de côtoyer, notamment le public adulte. Par exemple, j’ai effectué un stage pratique dans une œuvre humanitaire qui s’occupait des sans-abris. Je leur servais de la soupe et leur remettre du courrier aux sans-papier. Pour continuer à garder un pied dans le domaine des loisirs de l’éducation populaire, pendant les vacances d’été, je partais en campagne métropolitaine pour de l’animation dans divers organismes. Par exemple, j’ai participé à un camp de jeunes organisé par l’Armée du Salut, pour un projet de comédie musical.

De retour de Métropole, j’ai postulé dans différentes institutions scolaire, notamment dans le privé. La Direction Diocésaine des Ecoles Catholiques (DDEC) m’a alors embauché pour la période 2007 à 2008. L’enseignement a aussi une place prépondérante dans ma vie.

DSC01361

Après cette expérience dans l’enseignement, une formation dans l’animation socio-éducative, Diplôme d’Animateur de Proximité option « Activités physique, sportives et culturelles » (DAP) a été organisé par la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Province Sud en 2009. C’est un diplôme de niveau V propre à la Nouvelle-Calédonie équivalent du Brevet d’Aptitude Professionnelle d’Assistant Animateur Technicien de la jeunesse et des sports (BAPAAT), je m’y suis inscrit et j’ai réussi. L’une des raisons pour laquelle je me suis présenté au DAP, c’est qu’avec des amis du quartier de la Rivière-Salée, nous avons lancé la section de football féminine de l’Association Sportive de Rivière-Salée (ASRS). Une forte demande des filles de notre quartier est à l’origine de cette création. Pour les accompagner j’ai suivi des formations, telles que le DAP et aussi le Brevet d’Etat d’Educateur Sportif où j’ai déjà obtenu le tronc commun.  A cela s’ajoute, les formations à l’initiation de l’encadrement du football féminin faite par la Fédération Internationale Football Association (FIFA) en collaboration avec la Fédération Calédonienne de Football (FCF) et l’encadrement de football loisirs « enfant » de niveau 1 de la FCF. Toujours dans la formation DAP, j’ai aussi obtenu  une qualification BAFA en « canoë-Kayak », organisé par l’Association Les Villages de Magenta (AVLM).

Après la validation du DAP, le Service Municipal des Sport (SMS) de la ville de Nouméa m’embauche en Contrat à Durée Indéterminé (CDI) à mi-temps en tant qu’animateur sportif pour leur dispositif appelé «  Sport Action ». En parallèle, j’étais également surveillant de cantine dans les écoles primaires de Nouméa, avec la Caisse des Ecoles.

Après avoir vécu une expérience de 6 mois au SMS et à la Caisse des Ecoles de la capitale, je signe un Contrat à Durée Déterminé à temps complet d’un an pour le Service Vie des Quartiers (SVQ) de cette même ville. Je prenais la fonction d’animateur- Jeunesse pour le quartier de Mont-Ravel. Au bout d’un mois de contrat dans ce quartier, un conflit s’est produit entre un collectif du quartier et la mairie de Nouméa. Mon employeur m’a muté dans le quartier de la Vallée du Tir pour finir l’année 2010. Et l’année 2011 jusqu’en début d’année 2012 (avec une prolongation de contrat de 6 mois), j’ai été muté dans le quartier de Tindu (Presqu’île de Ducos).

« Que personne soit laissé au bord du chemin .» Jean Lecques, ancien maire de Nouméa.

Mon parcours depuis l’obtention de mon BAFA se résume par un engagement envers mon pays, et notamment pour qu’aucun ne soit « laisser » en marge de la société. L’ancien maire, Jean Lecques disait : « que personne soit laissé au bord du chemin ». C’est une responsabilité que mes parents m’ont légué. On m’a transmis les valeurs suivantes : la dignité, la justice, le respect et le service. D’ailleurs, quel que soient les associations, collectivités avec qui j’ai travaillé, ma personnalité s’est fondée sur l’engagement d’accompagner mes concitoyens à s’en sortir, qu’ils aient une vie épanouie et qu’ils trouvent leur place dans la société. Et ses échanges vont dans les deux sens bien-sûr, que j’en ressors aussi très enrichi après le service que je leur ai rendu. Ces deux années d’expérience pour la ville de Nouméa m’ont fait comprendre, qu’il fallait en permanence se remettre en question. Pourquoi mon projet pour tel public est encore à améliorer ? Quelles démarches plus adéquates à faire pour les prochains projets ?…etc. Je retiens aussi de mon expérience, qu’il faut être « acteur » de son métier. Je suis parfois en situation de « spectateur », et j’attends d’être assisté par mes supérieurs hiérarchiques. Donc, il faut que je prenne plus d’initiatives, de ne pas avoir peur de proposer, voire aussi de tenter des choses et d’apprendre de mes échecs afin d’évoluer et de progresser.

D’autres parts, je manquais inlassablement d’expériences en encadrement pour une structure publique (telle une Maison de quartier, maison municipale, Cyber-base…).  Je n’avais d’expérience qu’en Centre de Vacances et de Loisirs (CVL).

Le fait de reconnaître mes lacunes est un atout, et c’est pour cette raison que je me suis lancé en formation du BPJEPS option « LTP ».

L’année de formation BPJEPS  m’a tant apporté sur tous les plans : plan professionnel, plan théorique et technique et, le plan humain. Les formateurs m’ont appris une autre façon de concevoir l’animation. Toutes mes habitudes de fonctionner, de penser l’animation jusque-là ont été bouleversées. J’ai pu voir ce domaine sous un autre angle, et cette formation m’a été bénéfique pour intervenir avec un public de notre économie actuelle. Le projet d’animation en réponse au projet éducatif, l’une des épreuves, que j’avais passé difficilement, qui finalement, je l’ai beaucoup appréciée.

Une fois le diplôme du BPJEPS en poche, j’ai tenté maintes fois de regagner le secteur de l’animation socio-éducatif. Cependant, ma candidature à cette période n’était pas prise en priorité. Les lauréats de concours et fonctionnaires étant prioritaires sur la liste de candidats. Etant au chômage, j’ai continué de travailler saisonnièrement en tant qu’animateur professionnel avec différents organisme de CVL et de sport.

Je suis resté sept mois au chômage avant que j’apprenne que Décathlon recrutait. J’ai postulé dans cette enseigne alors que je n’avais aucune expérience dans la vente, mais c’était ce lien au sport, aux loisirs et le contact clientèle qui m’avait attiré. Décathlon étant une franchise du Groupe Ballande, ce dernier a fini par m’embaucher en tant que conseiller sportif en vente pour une période d’essai de 3 mois en août 2014 (ouverture du magasin). Depuis novembre 2014, je suis salarié jusqu’à ce jour pour cette société. Dans la société, je suis considéré comme un ancien, et un conseiller polyvalent, le fait que j’ai débuté en randonnée et camping, ensuite en sports collectifs et, pour finir dans les activités physique de pleine nature (pêche, chasse, équitation…).

Ce travail m’a permis de me retrouver dans les « coulisses » du monde de la Jeunesse, des Sports et de l’éducation populaire. Depuis mon BAFA à ma formation BPJEPS, j’ai toujours été en position de « spectateur » par rapport à la vie matériel sportif, mais je me suis retrouvé de l’autre côté de la scène pour apprendre d’avantage sur ce matériel. Maintenant, je suis en mesure de savoir quel matériel ou équipement à prendre et cela dans un véritable et bon rapport qualité-prix, et pour qu’un jour la collectivité qui m’embauche soit rassuré dans le domaine des gestions financières. Comme je venais du milieu social, je n’avais pas eu de difficulté dans la relation et le contact avec la clientèle. Et, j’ai d’avantage appris avec la clientèle, comme il y a parmi ces personnes des particuliers, des sportifs et des dirigeants d’associations et d’entreprises. Ce travail m’a tout particulièrement renforcé les liens avec les acteurs du monde de la Jeunesse, des Sport et des Loisirs. J’ai pu aussi réalisé tout le travail énorme qu’ils doivent accomplir en venant dans les « coulisses », ce qui m’a fait comprendre à quel point ce métier d’animateur sollicitait un grand investissement.

Dans ce métier de vendeur, je retiendrai que cette société pour laquelle je travaille, tiens de l’importance à la formation de ses agents. Et, j’ai constaté qu’avec ces formations on ressortait productifs. C’est ce que j’aimerai aussi que dans le secteur de l’animation, qu’il y ait de la formation pour les agents. J’aimerai aussi proposer des formations pour rendre une équipe plus performante.

Et pour finir, certes mon salaire, équivalent au SMG, un salaire bien bas par rapport à ce que je percevais en CDD avec le SVQ de la ville de Nouméa, mais qui m’a fait comprendre à quel point un travail était important et quel que soit son domaine. Mon salaire actuel m’a appris l’humilité, et qu’il fallait justifier son salaire par son implication dans son travail, et m’a aussi consolider sur ma gestion de finances que ce soit au quotidien et dans la vie associative.

Comme je disais plus haut dans mon introduction, que j’ai obtenu le BPJEPS et, que c’était un cursus normal d’intégrer une structure (institutionnelle ou associative) pour pouvoir mettre en pratique ce que j’ai encore appris. Néanmoins, cela ne m’a complètement coupé de ce domaine, car j’exerçais mes acquis aussi dans le domaine du commerce des sports. Aujourd’hui, je pense être un animateur accompli à mon niveau, en comptant toutes les expériences et compétences que j’ai acquis.

Notre pays fait partie des pays riches, en tout cas dans la zone indo-pacifique (pour reprendre l’expression du Président de la République, Emmanuel Macron) et sans oublier l’Asie. Un pays qui depuis plus d’une vingtaine d’année s’est ouvert au monde avec l’avancée fulgurante de l’internet (l’ère digital se développe avec plus de 80% de la population mondiale sera connecté d’ici 2020). Après, tout en étant dans « les coulisses », je tends mon oreille à la scène, et constate une recrudescence de la délinquance chez les jeunes, des commerces sont saccagés, des établissements endommagés, des infrastructures du secteur miniers brulées…

On en est encore avec une jeunesse en crise, recherchant son identité. Je prends l’exemple de l’enfant océanien (Kanak, Polynésiens…) est pris dans un cercle vicieux, a du mal faire la part des choses entre ce qui concerne la modernité et les traditions (coutumes). Comment alors l’aider à concilier ces deux mondes ? Qu’il y a des choses de bénéfiques en tirer dans chaque « culture » (urbaine, rurale et traditionnelle), et s’en approprier cela pour avancer avec assurance dans sa vie.

Donc, ce serait une mission pour moi, devenant animateur socio-éducatif, d’établir des projets qui iront dans ce sens, toujours d’entretenir le « vivre ensemble » et l’esprit du « destin commun », quel que soit sa couleur de peau, son rang social et sa génération.

D’ailleurs, lors de ma formation BPJEPS, j’ai été formé dans des objectifs visant à établir des projets interculturels, s’aidant de plusieurs supports, et notamment celui de l’expression sur toutes ses formes artistiques : musique, sculpture, écriture…

Finalement, j’aimerai ajouter, que je suis entré récemment dans l’activité artistique du septième art. J’ai participé en tant acteur en court-métrage pour la 18ème édition du festival du cinéma de La Foa. J’ai pu obtenir le premier prix d’interprétation du meilleur acteur. Et cette année j’ai encore tourné dans un film pour la 20 ème édition. L’an dernier j’ai participé à une formation, appelé la direction d’acteurs, dirigée par un jeune réalisateur prometteur français, Sascha Wolf, a réalisé le film « Le Mercenaire ». Cette expérience fait fleurir en moi des idées de projets, et pouvoir aussi instaurer ou développer cet art dans les structures où je serai appelé à exercer mon métier d’animateur. Et bien sûr, tout en faisant appel à des personnes et prestataires compétentes dans le domaine.

« La mort n’est pas la perte la plus grande dans la vie. La perte la plus grande est ce qui meurt en nous tandis que nous vivons ». Norman Cousins 

En conclusion, je suis issu d’un milieu familial pédagogique et éducatif. Si ma mère m’emmenait dans les années 80, loin de la capitale pour des camps chrétiens, c’est qu’elle pensait à mon éducation. C’est qu’elle trouvait dans l’animation de bonnes valeurs en complément de l’école : le respect, le partage, l’autonomie, la parole (Slogan de notre pays : « Terre de Parole, terre de Partage»)…C’est sûrement le fait qu’on habitait aussi un quartier réputé par des phénomènes de bandes, étant une façon pour ma mère de me protéger.

Après, la famille décide de fonder une association, pour qu’il y ait de l’animation à notre portée. Et c’est parti ! Du BAFA au BPJEPS, j’ai  exercé en permanence ce métier d’animateur.

La formation BPJEPS a été pour moi l’apothéose, une révélation de ce qu’est l’animation dans toutes ses vertus. Cela a été pour moi, à mon niveau, un accomplissement de tout ce que j’avais expérimenté depuis mes origines dans l’animation. Mes habitudes d’exercer mes fonctions d’animateur ont été complètement revues afin de mieux répondre à mon public, même si c’était difficile de les changer. Cependant, je n’ai pas eu  le privilège de mettre en pratique ce que j’ai reçu de ma formation BPJEPS (même si je l’exerce que partiellement à mon travail et en vie associative). Donc mon plus grand souhait, c’est de pouvoir enfin réintégrer le circuit de l’animation et exercer mes compétences.

Depuis la fin de mon contrat au SVQ de la Ville de Nouméa, avec la formation BPJEPS en plus de mes 3 ans d’entreprise, je me sens beaucoup plus rassuré, et plus expérimenté en vie professionnelle.

J’ai appris énormément dans les « coulisses »  et que j’aimerai revenir sur le devant de la scène pour en donner le meilleur de moi-même. Car je suis quelqu’un d’entreprenant qui aime me lancer des défis, prendre des initiatives et tenter des propositions. Et je finis avec cette citation de Norman Cousins : « La mort n’est pas la perte la plus grande dans la vie. La perte la plus grande est ce qui meurt en nous tandis que nous vivons ». Dans le sens, ce qu’il faut maintenant que je donne ce que j’ai reçu et que cela ne meurt pas en moi. Et cela pour qu’aucun ne soit laissé au bord du chemin, et que j’en reçoive autant en retour de ces expériences.

 

 

 

Hosanna ! Béni soit celui LE SERVITEUR qui vient au nom du Seigneur

serviteur-de-dieu

INTRODUCTION

Nous sommes à l’aube de la fête de Pâques. Pâques étant l’une des plus importantes fête dans le christianisme. Le Seigneur Jésus a accompli pleinement sa mission, donnant sa vie à la croix, afin de nous sauver de l’emprise du péché.

Avant son sacrifice à la croix, Jésus-Christ, fait une entrée triomphale à Jérusalem. Le peuple a entendu parler de ses miracles (y compris celui de la résurrection de Lazare). Ils le célèbrent en posant des rameaux, des vêtements sur son passage. Le messie n’est pas sur un grand cheval blanc et armé jusqu’aux dents pour agir avec violence contre l’oppresseur romain, comme nombreux  juifs l’ont espéré. Dans Es.42.2 : «2 Il ne crie pas, il ne parle pas fort, on n’entend pas sa voix dans la rue.». Le messie est sur le petit d’une ânesse. La foule l’acclame : 38Ils disent : « Que Dieu bénisse le roi qui vient en son nom ! Paix dans le ciel et gloire à Dieu au plus haut des cieux ! » Lc.19. Comme l’ange qui s’était écrié après avoir annoncé aux bergers  lors de la naissance de Jésus à Bethleem, 14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix à ceux que Dieu aime ! » Lc.2. A Noël, Jésus-Christ arrive dans le monde, et à Pâques, il est glorifié de finir sa mission ici-bas. Il est célébré par sa mort et aussi par sa résurrection, il nous donne la vie éternelle à quiconque croit en Lui (Jn.3.16).

Certes, chaque année nous commémorons les Rameaux et la Pâque. Mais ce matin, je voudrais m’arrêter sur le service que nous rendons à notre Dieu. Nous sommes pour certains impliqués dans des associations, des œuvres au service du SEIGNEUR ou au service à notre société, dans notre travail ou tout simplement au sein de notre famille, étant notre première église. Où en sommes-nous actuellement sur le service que nous rendons ? A quelle échelle le mettriez-vous, de 1 à 10. A 1 ou à 5…etc.

Par rapport à ces textes qui nous sont donnés ce matin, j’en ressortirai 3 points.

Le premier, où je voudrais présenter le serviteur, notamment à travers le livre d’Esaïe, le prophète du royaume de Juda (à partir de 740 av. JC).

Le deuxième, quel épreuve traverse-t-il un serviteur. Quel en est l’exemple de service que ce serviteur nous montre ?  Son attitude lors de cette situation déplorable ? Pourquoi reste-il fidèle à cette mission ?

Le troisième, que je l’utiliserai en guise de conclusion. Dans un contexte pascal, je vous fais un appel à reconnaître la personne-même de Jésus-Christ étant le modèle incontestable de serviteur. 

 

  • I.                    Le serviteur
  1.  50.4-9IMG_20171215_203020.jpg

A. Situation du passage

Ce passage est le 3ème chant du serviteur (50.4-11). Le prophète présente le serviteur de l’Eternel dans  4 chants dont le 4ème (52.13-53.12), le plus connu, un message évangélique, donc repris dans le N.T : Jn.1.29 « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (v // Es.53.7 « semblable à un agneau ». Je vous invite à lire  et méditer  ce quatrième chant à la maison : Es.52.13 à Es.53.12.

B. Brève contexte :

Le prophète Esaïe vit dans un contexte déplorable. Il n’a pas cessé de faire passer son message aux rois qui se sont succédés dans le royaume de Juda de rester confiant en leur Dieu. Même s’ils vivent dans l’oppression d’une puissance qu’ils ne cherchent  pas de coalition avec d’autres rois (surtout païens), mais qu’ils comptent sur l’Eternel.

C. Qui est ce serviteur ?

La  BES nous parle de l’identification de ce serviteur comme étant controversée. Il peut s’agir d’une personnification  du peuple d’Israël ou du roi Cyrus (roi de Babylone) qui permettra à Esdras de retourner avec le peuple exilé pour reconstruire Jérusalem, ou encore le roi messianique. Le NT l’a identifié à Jésus-Christ.

Et l’interprétation soutenue est le serviteur Emmanuel au chap. 7 de ce livre : « 14C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.»

L’expression « mon serviteur » revient à plusieurs reprises dans ce livre des chap.41 à 53. Il peut s’agir tantôt du peuple d’Israël, tantôt d’un individu. Ce titre qui est aussi attribué à Moïse (Ex.14.31 : Alors ils reconnaissent que le SEIGNEUR est grand. Ils mettent leur confiance en lui et en Moïse, son serviteur. ) et à David. David étant l’auteur du Psaume 92, dont on réalise encore qu’il se comporte en serviteur de l’Eternel.

Le prophète Zacharie associera le serviteur au titre messianique : la « germe ». Le serviteur est le «  messie-germe ».

(On retrouve la même association, habitation de l’Esprit et établissement de la justice). 

  1. Psaume 92

David qui est roi, mais qu’il est ni plus ni moins qu’un serviteur de l’Eternel. Le prophète Samuel l’a oint d’huile. Et depuis cet onction, David fut habité par l’Esprit saint et reçoit la mission d’établir la justice.

II. Le service et combat du serviteur

 1. La description du service

État, fonctions, devoirs de quelqu’un qui sert une personne ou une collectivité. (Par analogie) Se dit, à un mariage, des jeunes gens et des jeunes filles qui accompagnent les mariés à l’autel.

A. Esaïe 50

i. Ses fonctions

  • Au v. 4, Dieu enseigne les paroles à son serviteur. Et par la suite, ce dernier encourage celui qui n’a plus de force. Il est dit que l’enseignement se fait le matin. Passons-nous du temps dans la méditation dès le matin ? Après, c’est une façon de dire pour le matin, mais recevoir l’enseignement de Dieu se fait en permanence. Ne pas être un chrétien que du dimanche.

ii. Attitude face aux détracteurs

a. Hors justice

  • L’attitude qu’il adopte, c’est celui d’un bon disciple. Au v.5, il ne résiste pas, n’est pas rebelle. Et encore, il ne recule pas (n’est pas retiré en arrière).

 

  • Série de martyr (v.6-7). Il présente son dos pour qu’on le frappe. Il tend ses joues pour qu’on lui arrache la barbe. Il ne protège pas son visage tandis qu’on lui crache dessus. Il rend son visage dur comme pierre. De toute façon Dieu vient à son secours c’est pourquoi leurs insultes ne le touchent pas.

b.Justice

  • Le serviteur a confiance que Dieu lui donne raison car il est près de lui.

 

  • Dans une affaire de justice, il est serein (v.8-9). Des questions qui peuvent être répétitifs : « qui veut me faire un procès ? » ; « qui veut m’accuser ; « qui peut alors me condamner ? ».

Pour lui ses ennemis s’useront comme un vêtement mangé par les vers.

c.Crainte de Dieu

Un appel à écouter son serviteur, qui lui est Jésus-Christ Lui-même.

d.Confiance

Après si on marche dans la nuit sans voir aucune lumière, un appel à mettre sa confiance dans le Seigneur et s’appuyer sur son Dieu.

e.Le sort des ennemis

Les malfaiteurs tomberont encore dans la douleur de leurs propres armes d’attaque, ici le feu  et des flèches de flammes.

B.Ps.92

i. Ses fonctions

a. Adoration

  • Le serviteur est un adorateur en Esprit et en vérité. Aux v.2 et 3, il remercie le Seigneur et chante le Dieu très haut. Il annonce l’amour de Dieu, le matin et la fidélité de Dieu, la nuit. Tout cela avec des instruments de musique : lyre à 10 cordes, la harpe (comme David l’utilisait bien) et au son de la cithare.

 

  • Il se réjouit notamment des actions de son Dieu. Il crie de joie devant le travail de ses mains (contemple la création). Pour lui grandes sont les actions divines et ses pensées profondes (insondables sont ses desseins).

 

  • Il proclame combien l’Eternel est droit, au v.16 : « il est mon rocher, on ne trouve en lui aucune injustice ».

ii. Attitude face aux détracteurs

a. Les insensés

C’est l’opposé au serviteur (v.7-8). Ils sont stupides, manquent de sagesse n’y comprennent rien. Ils sont comparé à de l’herbe. Ils sont florissant, c’est pour périr à jamais (Es.40.8 : L’herbe sèchela fleur tombe ; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement). Leur devoir est d’attaquer le juste serviteur, v.12.

b. Les armes du serviteur représenté par des comparaisons

  • A son serviteur dépourvu de force, Dieu l’équipe de la force et la vigueur d’un buffle. Un buffle peut peser jusqu’à plus d’une tonne et peut faire fuir ses prédateurs.
  • Il est oint d’une huile parfumé, qui est signe d’accueil, d’honneur et de joie. On peut voir que le serviteur reçoit l’habitation de l’Esprit saint.

 

  • Justice :

Il grandit comme un palmier et se développe comme un cèdre du Liban, à condition s’il obéit  à Dieu et ses commandements.

Les versets : 14 à 16 :

14Bien plantés dans ta maison, Eternel,
ils fleurissent sur les parvis de ton temple, notre Dieu.
15Ils seront féconds jusqu’en leur vieillesse et ils resteront pleins de sève et de vigueur,

16ils proclameront combien l’Eternel est droit :
il est mon rocher, on ne trouve en lui aucune injustice.

 

CONCLUSION

Dans le développement de mon message,   j’ai tenu à souligner fonctions et l’attitude d’un serviteur face à l’opposition. Les fonctions qui sont les suivantes : établir la justice ; encourager le faible (avec l’enseignement de Dieu) et l’adoration.

Et les qualités qu’on retrouve dans l’attitude d’un serviteur : la discipline, endurance, le sacrifice (porter sa croix), la confiance, la crainte de Dieu, la force de Dieu et l’obéissance.

Après les fonctions en sont une chose, mais il faut avoir les qualités. Et nous ne devenons pas serviteur efficace d’un claquement de doigt. Il faut reconnaître le Seigneur Jésus-Christ comme son sauveur et Seigneur. Et c’est en cette période de pascal, qu’il faudrait être attentif à l’appel de notre Dieu. Si vous vous dîtes serviteurs de Dieu, c’est que vous avez accepté le Fils de Dieu dans votre vie. La foi est la porte à franchir pour pouvoir acquérir les qualités d’un serviteur.

Et une fois que cette porte soit franchie, il ne faut pas penser que la vie chrétienne serait un long fleuve tranquille. Non, Jésus a dit : 26« Celui qui vient à moi doit m’aimer plus que son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même plus que sa vie. Sinon, cette personne ne peut pas être mon disciple.27Celui qui ne porte pas sa croix et qui ne me suit pas, celui-là ne peut pas être mon disciple.Lc.14.

Cependant, nous avons tous à y gagner lorsque que décidons de devenir serviteur du Seigneur.  Nous recevons la vie éternelle, car le salaire du péché, la mort ; le don gratuit, le vie éternelle. Jésus nous aussi : «28 Venez àmoi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » et ajoute : 29Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.30Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ». Matthieu: 11.

Et bien plus Jésus ajoutera à ses disciples après le lavement des pieds : Je ne vous appelle plus serviteurs. En effet, le serviteur ne sait pas ce son maître fait. Je vous appelle mes amis parce  que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. Lc.15.15.

Nicodemus

Solitude dans la souffrance, mais progrès de l’Evangile

Philippiens 1,15-21 ; Psaume 57

Introduction

Les points communs que je trouve dans ces deux textes qui nous ont été donnés ce matin, celui de la lettre  de l’apôtre Paul aux Philippiens  (ch.1) et l’autre  de David, le Ps.57. C’est que ces deux hommes, d’époques différentes, l’un du nouveau testament (la Nouvelle alliance) et l’autre  de l’A.T (ancienne alliance), ils vivent quasiment une situation de solitude similaire. L’un est en prison, un peu avant notre passage au v.13 : « En effet, tous les fonctionnaires du gouverneur et tous les autres savent maintenant que je suis en prison  parce que je sers le Christ » ; au v.15 : « Certains annoncent le Christ avec un cœur bon, ils le font par amour. Ils savent que je suis en prison pour défendre la Bonne Nouvelle. ». Et l’autre  fui son persécuteur et s’est caché dans une grotte, v.1b : « Lorsqu’il se refugia dans la caverne poursuivi par Saül ».

Ces hommes se trouvent seuls face à leurs adversaires. Vous êtes-vous déjà retrouvés seuls dans l’épreuve ? Seuls où aucun membres de votre famille, aucun membres de  vos amis, aucun membres de vos collègues viennent vous soutenir. Dans nos passages,  Paul et David se retrouvent seuls dans le désarroi, dans un désespoir total. Dieu nous parle à travers ce texte, que si personne n’est avec nous dans l’épreuve, Lui, est présent et, il a tout prévu pour surmonter cette situation.

Dans un premier temps, quel est cette  « épreuve » ? Dans un deuxième temps : pourquoi ces personnages se sont-ils retrouvés dans cette situation ? Comment ces deux personnages surmontent-ils cette épreuve ?

Et je conclurai, en y proposant des applications pour nous aujourd’hui. Et qu’est-ce que cela nous apporteront ces applis ?

 

  1. L’épreuve ?

Dans un de ma dernière prédication, intitulé « …ET LA SANTÉ SURTOUT ! », j’avais parlé de l’épreuve. C’était sur un texte de l’Apo. et un texte  du livre des Psaumes. Il s’agissait de l’apôtre Jean qui avait fui la persécution des Chrétiens dans l’île de Patmos et l’autre le roi David qui fuyait des gens qui voulaient sa mort.

Dans nos textes de ce matin, Paul est emprisonné. Et le roi David, fuit le roi Saül et se cache dans une grotte, attendant que le malheur passe.

Donc une épreuve  peut être définie sous plusieurs formes : la persécution, l’emprisonnement, la maladie, l’échec, la solitude…

 

  1. Pour quelles raisons se retrouvent-ils dans cette situation ?

Paul affirme dans le début de sa lettre aux Philippiens, qu’il est incarcéré à cause qu’il a été établi pour la défense de l’Evangile. En revenant à ma précédente prédication, je disais que  l’apôtre Jean a été persécuté à cause de l’annonce de l’Evangile et aussi du témoignage de Christ pour et dans sa vie, il a été un témoin oculaire.

David, on connait la jalousie que portait son beau-père Saül envers lui. Dieu lui a enlevé son onction et l’a ensuite posé sur le jeune David.  Saül fut saisit d’une immense rancune, colère  et jalousie envers son gendre qu’il lui voulait la mort. Ce qui fait David a dû être constamment être sur ces gardes pour ne pas tomber entre les mains violentes de l’ancien roi.

De nos jours, ils existent des chrétiens qui souffrent pour leur foi dans des pays, où ils n’ont pas le droit de faire un culte à Jésus-Christ. Alors on les persécute, les conduisant en justice, les emprisonnant et leur faire du mal. Après, il y a la jalousie, la haine… tous ces mots descriptifs qu’on retrouve dans l’épître paulinienne à propos des persécuteurs. Dans notre pays, c’est quand quelqu’un commence à devenir important, à réussir dans sa vie, il y a des gens ensuite qui lui veulent du mal. Ces derniers emploieront tous les moyens pour qu’il tombe ou même pour qu’il meure.

Après on accuse souvent les autres ou l’Ennemi de notre âme, mais le plus grand ennemi est souvent notre propre « soi ». Comme Jean le Baptiste disait « que je diminue et que Jésus grandisse en moi ».

 

  1. Comment surmontent-ils cette épreuve ?

 

  1. Annonce de J-Christ

Pour Paul, prend le mal pour un bien. Malgré qu’il y est malhonnêteté ou sincérité, du moment que Jésus-Christ soit annoncé ((v.18). Je me rappelais que mon père, pasteur Taï, lors du conflit dans l’église, n’appréciait pas le comportement des serviteurs de Dieu du camp adverse, mais disait que le plus important que Christ crucifié soit annoncé.

  1. La joie :

Paul dit « C’est pourquoi je suis dans la joie et je me réjouirai encore. » fin du v.18 (Version PDV). Il s’en réjouit malgré sa condition d’incarcération qu’au moins Christ est annoncé et que l’Evangile gagne du terrain. Plus loin dans sa lettre, le fameux 4×4 du Chrétien, Phi.4.4, « réjouissez-vous dans le Seigneur, je le répète réjouissez-vous ». Ou encore, le leitmotiv que notre président de CORELN (Comité Régional de l’Eglise Libre de Nouméa) aime répéter : « Toujours Joyeux, Toujours TJ ».

  1. La mort, un privilège

Il considère la mort comme un gain, une victoire. Que Jésus soit glorifié dans son corps avec assurance. Il ajoute encore, le Christ est grand soit par ma vie, soit par ma mort.

Après, personnellement, je  ne suis qu’à la porte du ministère pastoral. Mon père œuvré 40 ans dans ce ministère, même pas encore mon âge. Et moi, je suis en train de dire : « Ah, la mort, j’y gagne ! ». Mais qu’ai-je fait pour le Seigneur avant de mourir ? Oui, je suis encore très léger en matière d’expérience dans la foi et dans les œuvres. Je prie DIEU qu’il me donne suffisamment de jours pour le servir ici-bas avant qu’il me rappelle au ciel.

  1. La prière et l’assistance de l’Esprit

Paul écrit dans ce premier chapitre au v.19 :

« Car je suis certain que toutes ces épreuves aboutiront à mon salut, grâce à vos prières pour moi et à l’assistance de l’Esprit de Jésus-Christ ».

Paul est rassuré et surmonte ces épreuves grâce aux prières de ses enfants spirituels. Il est aussi rassuré dû à l’assistance de l’Esprit de J-Christ, donc du Saint Esprit.

L’Esprit de DIEU apporte la paix, dans ROM.8 : Nous ne pouvons-nous exprimer, par des soupirs inexprimable…

  1. Dieu, un refuge

Pour David, c’est la prière qu’il aide, l’intercession. D’ailleurs une grande majorité de Psaumes ont cette caractéristique particulière d’intercession.  Il demande à son Dieu la pitié (la grâce) pour son âme. Il lui demande d’être pour lui un refuge, et qu’il puisse se blottir sous ses ailes comme un poussin. David en veut plus que sa grotte, Dieu vaut plus qu’un trou dans une vulgaire roche.

  1. Dieu, son amour jusqu’au ciel

Il reste confiant en l’amour (bonté) et la fidélité de DIEU. Il loue l’amour de Dieu qui s’étend jusqu’au ciel, sa fidélité qui monte jusqu’aux nuages (v.11). Pour lui, son cœur est affermi car la fidélité et l’amour de DIEU le rassure.

 

Conclusion

L’homme n’a pas été créé pour être dans la solitude. Dès le commencement, au bout du 6ème jour, Dieu pris de la côte d’Adam de chair pour créer Eve. Il n’était pas bon que l’homme soit seul. Il dira par la suite « multipliez-vous » sur toute la terre et assujettissez tous les animaux et la nature dans ce monde. Je lisais une introduction sur un livre en relation d’aide, qu’un homme doit aider à rétablir les relations. Le plus important c’est d’entretenir les relations et aussi les développez par la suite. Il nous suffit de prendre l’exemple de la trinité. Dieu, le Père ; Jésus, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu’une seule Personne, Dieu. Nous devons, nous chrétiens, prendre ce modèle parfait d’une relation. Si j’ai mon frère, seul, que je puisse demander à Dieu l’amour pour venir l’accompagner dans sa situation. Je peux donner l’exemple de visiter un frère en prison, à l’hôpital ou simplement chez lui.

Si nous nous retrouvons seuls, d’ailleurs c’est ce qu’il nous arrive le plus souvent de nos jours, demander la paix de Dieu. Nous devons lui demander sa joie, lui demander l’assurance de notre salut, lui demander l’assistance de son Esprit et demander la prière pour nous.

Merci encore à notre Dieu, car sa fidélité et son amour s’élèvent jusqu’aux cieux et que ni les épreuves, ni la vie, ni la mort… ne pourront nous séparer de l’amour inébranlable de notre Seigneur Jésus-Christ.

Que le Seigneur puisse vous bénir tout à chacun.

 

Nicodemus

Ernest Waheo, conseiller municipal, s’est éteint

G.G. | Crée le 13.02.2018 à 04h25 | Mis à jour le 13.02.2018 à 04h25.

Article provenant de notre journal calédonien, Les Nouvelles Calédoniennes, au sujet du décès de mon papa Ernest W.

DBA_NecroErnestWaheo

En 2016, Ernest Waheo fêtait les dix ans de son association, le club sportif de volley-ball de Dumbéa. À l’époque, il souhaitait ouvrir un peu plus cette discipline aux femmes. Photo Archives LNC.

Dumbéa. Le président du club sportif de volley-ball est décédé vendredi dernier à soixante ans. Ernest Waheo s’est beaucoup investi pour la jeunesse.

«Ce qui me marque, c’est qu’il n’a pas arrêté d’être actif. Même malade, il travaillait, raconte son neveu, Jean-David Waheo. Il y a deux semaines, il donnait encore des cours d’anglais à l’Association des amis de l’Eglise libre de Rivière-Salée, pour aider les jeunes à préparer la rentrée. »

Vendredi dernier, le 9 février, Ernest Waheo s’est éteint à l’âge de soixante ans. Le conseiller municipal de Dumbéa souffrait depuis de nombreuses années d’insuffisance cardiaque. Opéré en 2005, il portait depuis un pacemaker et avait dû être hospitalisé en fin d’année dernière. « C’est dur pour nous », révèle son neveu, qui l’a accompagné durant son hospitalisation.
Professeur d’anglais

Né à Houaïlou le 16 août 1957, Ernest Waheo a vécu entouré d’une grande fratrie de dix frères et deux sœurs. Son père, pasteur évangélique, et sa mère, femme de ménage au dispensaire, étaient originaires d’Ouvéa. Marié et sans enfant, Ernest Waheo fut professeur d’anglais. Il a exercé dans plusieurs établissements de Nouvelle-Calédonie, et notamment au lycée Champagnat à Païta, pendant sept ans, et à partir de 1995 au Mont-Dore, au lycée Saint-Pierre-Chanel.

L’homme, très croyant, s’est également investi toute sa vie pour la jeunesse, que ce soit via le monde associatif, sportif ou politique. Il fut ainsi conseiller municipal de Dumbéa à partir de 2008, la première mandature du maire, Georges Naturel. Parmi ses collègues, Sylvia Tuihani, adjointe en charge des animations et des jumelages, se souvient de lui comme d’un homme « de cœur et avec une grande personnalité. Il était toujours là pour nous motiver. On pouvait travailler sereinement avec lui. Et surtout, il était humble », souligne son amie de longue date.
« Tout pour la jeunesse »

Côté sportif, il avait fondé le club de volley-ball de Dumbéa (CS Dumbéa) en 2006. « L’objectif était de développer ce sport dans la commune car il n’y avait rien. Nous voulons aussi favoriser la pratique féminine. Et nous sommes très contents car nous avons de plus en plus de filles et de plus en plus de licenciés », déclarait alors l’entraîneur dans nos colonnes, en juillet 2016, pour les dix ans du club. Cette même année, il créait dans son club une section animation et centre de vacances. A chaque période de vacances scolaires, celui qui fut également formateur à l’Acaf*, proposait aux jeunes de découvrir des activités sportives différentes, comme l’escrime, le judo, et bien sûr le volley-ball. « Il faisait tout pour la jeunesse, confirme Amasio Tautuu, conseiller municipal. Il était derrière eux, que ce soit pour leur donner des cours d’anglais ou les entraîner au volley. Il leur disait toujours qu’il fallait prendre son destin en main. »

Hier soir, volleyeurs et volleyeuses, animateurs et directeur de centres de vacances, se sont retrouvés pour lui rendre hommage. « On est fier de son parcours », confie son neveu, Jean-David Waheo. Une messe sera donnée en son honneur aujourd’hui, à 12 h 30 en l’Eglise évangélique libre Néwéré, de Rivière-Salée. L’inhumation se tiendra ensuite à 14 heures au cimetière Le Calvaire, à Dumbéa.

* Association calédonienne pour l’animation et la formation en Nouvelle-Calédonie.

Nicodemus.

 

Une pensé forte (endeuillé)

Cet article étant un témoignage rendant hommage à mon papa Ernest WAHEO, petit frère de mon père Taï. J’emploie un dialogue comme si je lui parlais. Il est décédé, dans notre foi évangélique, les morts n’entendent plus, plus d’oreilles pour entendre,  plus de bouche pour parler. Une fois mort, ils n’attendent plus que le son de la trompette signalant le retour de Christ-Jésus. Ils se relèveront de leur tombe et, à ce moment, ils pourront réentendre, revoir. Donc, ce sera le jour de sa résurrection que papa pourra lire cet article.

WE-REF_CAMBA 013

Après le jour de ton enterrement, papa Ernest, le mardi 13 février. Je suis  entré au bloc opératoire, à la clinique de la Baie des Citrons, pour me faire opérer l’oreille droite. Comme on s’était dit, je garde la voiture une nuit et je reviens m’occuper de toi jusqu’à que tu entres au Médipôle, le jour du 19 février, jour de la rentrée scolaire. Tu ne savais plus si tu demanderais de t’amener ou tu allais prendre l’ambulance.

Je me suis levé de mon lit ce samedi 17 février 2018, à 2h00 du matin pour écrire ces quelques lignes en ton honneur. Je n’y arrivais pas à trouver le sommeil. Mais cela  me fait un bien fou d’écrire. J’ai encore ce bandeau à la tête, je viens d’en reprendre un doliprane, quand j’ouvre la mâchoire, j’ai mal à ma tempe droite et il m’arrive d’avoir la nausée (la tête qui tourne). Ma femme est aussi réveillée n’a pas  dormi de toute la nuit, voilà  encore une CS, ah, ah ! C’est notre expression et je repense à ton rire et ton sourire. Et en plus, Gita, notre cyclone continue de souffler dehors et en faire du vacarme (Gita marquera ton départ vers la patrie céleste).

Tu sais, je me suis beaucoup voulu à moi-même le jour où je t’ai retrouvé allongé dans ton drap, à mi découvert, et que tu avais déjà  rendu l’âme. Pour moi ma  mission de t’amener jusqu’au 19 février fût un échec. Et pourtant, tu avais mis toute ta confiance en moi pour m’occuper de toi durant ta maladie. Je rappelle à Ponerihouin, à la tribu de Tchemba, Maguy et toi vous nous appelez Jordan et moi vos  deux AVS (Auxiliaire de Vie Social). Bien sûr pas pour la « patiente » qui s’était assise avec sa  chaise sur la natte, ah ah éh éh !

Ah comme tu nous avais bien gâtés lors de notre sortie à Ponérihouin pour la fête de la Réformation de l’Eglise Libre, le mois d’octobre 2017, qui s’est passée à la tribu à Jean-Marc Poinri, notre beau-frère (mari à Esther Honeme). Tu avais déjà tout organisé, l’hôtel pour les trois jours. Et on sortait de la tribu, pour nous rendre dans des snacks de la côte-est, surtout de Poindimié (Vidéo Snack sur Poindimié). Pour moi cela reste un souvenir inoubliable. Pour ce séjour, je te remercie de nous avoir fait présenter ton petit-fils, Jordan, tu l’appelles avec beaucoup d’affection « Dadan ». Tu disais qu’il serait temps qu’il puisse rencontrer d’autres membres de la famille. En tous les cas, ma femme et moi l’avons beaucoup apprécié. Pour ma part, je tiendrai ta parole de continuer à veiller sur tes petits-enfants et, de faire en sorte qu’ils continuent de rencontrer ta famille.

Je tenais à te remercier, car, tu me disais de ne pas hésiter à chaque fois de te demander ta voiture quand nous avons besoin. Même, dans  les moments où tu avais déjà  planifié ta journée, tu nous trouvais toujours un arrangement pour nous la prêter. Ah papa, tu avais vraiment le cœur sur la main. Là, je t’ai ressenti plus proche de moi et aussi de ma femme. Avant, on se disait bonjour, mais sans plus, et on ne se revoyait que bien longtemps après. D’ailleurs, ce qui en était sorti plus souvent lors de nos échanges de paroles coutumières lors de tes obsèques. Tu étais le papa qu’on voyait apparaître en un instant, et qu’on ne savait plus quand allons-nous nous revoir. Après cela nous arrive de nous croiser sur la route, tu passais devant la maison, te rendant au Nakamal, et ce n’était juste des p’tits coucous. En résumé, tu avais ta vie propre à toi.

Pour ma part, ta vie m’a fait penser aux « ouvriers des dernières heures », la parabole donnée par notre Seigneur Jésus-Christ. Le maître de la moisson disait aux premiers ouvriers arrivés tôt le matin de bonheur, qu’il leurs donnera 1 denier en fin de journée. Il y en a qui sont arrivés vers la fin de journée pour travailler. Le soir venu, le maître donne à tout a chacun 1 denier comme ça été convenu au départ. Les premiers arrivés se sont plaints, car ils devaient toucher beaucoup plus. Mais le maître les a repris que le contrat était stipulé comme ça dès le départ, et ils l’avaient bien accepté. Le maître l’a appliqué pour tout le monde quel que soit l’heure où ils arrivent. Donc, papa Ernest tu en as fait partie de ses ouvriers des dernières heures et tu as eu autant le même salaire que tous ceux qui ont commencé bien avant toi.

Tu avais commencé à t’approcher de Maguy et moi en fin d’année 2016, en nous invitant à un restaurant d’Auteuil. Ma femme et moi venant de nous marier et ensuite de vivre le deuil de mon père, ton grand frère, pasteur Taï WAHEO. Nous nous sommes occupées de ton grand frère après notre mariage, avec tout l’amour qu’on pouvait lui donner car il était aussi malade. Il était atteint du diabète (la jambe amputée), d’une maladie cardiaque, des reins épuisés sous contrainte de faire la dialyse.  Est-ce peut-être pour ça que tu es venu vers nous ?  Car, je crois, qu’on serait aussi bien placé pour s’occuper de toi. Car tu souffrais dans ton fort intérieur mais tu ne nous le disais pas. Nous pouvons te dire papa, que ça été un réel plaisirs de nous en occuper de toi. Je repense la veille de ta mort encore, quand à chaque fois, tu me disais : « Ahou, Mano, pardon je te dérange ». Et je te répondais : « « non papa, ne t’inquiète pas, je suis là pour toi ». Ah, je ne voulais pas que tu me répétais cela, pour moi c’était tout à fait normal de s’occuper de ses aînés.

En début d’année 2017, on s’était un perdu de vue. Tu es venu rendre hommage à ton grand frère Hamou, lors de ses  obsèques. J’aime bien quand tu prépares l’éloge de tes frères. D’ailleurs, je t’avais filmé, c’était au temple de Newere ( Ministère Hamou WAHEO). Je pense que depuis cet événement, c’est depuis là qu’on te voyait plus souvent avec nous. Tu venais te rendre au culte les dimanches à Rivière-Salée. Ta place était du côté fenêtre sur le côté droit, et t’avais toujours ton cahier.

Et ce fut là qu’un jour, je disais que j’allais être en congé en octobre 2017 sur un partage sur FB. Tu avais vu mon post et tu me demandais de t’amener à la fête de Réformation de l’Eglise Libre à la tribu de Cembâ, Pwarairwâ. Je ne raconterai pas encore tous ces bon moments passés en a compagnie, toujours était soucieux de nous satisfaire.

Le soir du vendredi 8 décembre 2017, on t’appelait pour te demander la voiture pour le 9 décembre, car nous préparions le lever de deuil de papa Taï. Tu nous disais que tu rentrais au Médipôle ce samedi, et qu’il fallait récupérer la voiture à la pharmacie près du MacDo du Kenu In. En fait, tu n’avais mis personne au courant dans la famille de ton entrés hospitalière. Pourquoi voulais-tu agir ainsi ? Peut-être pensais-tu que tu n’étais qu’un rejeté dans ta famille, pourquoi les mettre au courant ? Tu me disais un jour, sur ton lit d’hôpital : « Tu sais, Mano, je suis le premier des derniers enfants à pépé et mémé. Et on n’était pas les bienvenues dans la famille. Et particulier moi. » Tu me sortais cela, juste après que papa Méané sois passé ter voir. Je te rassurais papa : « Non, ne dis  pas ça papa, on t’aime, on vous aime tous nos papas, les grands comme les petits papas ». C’est à noter qu’une infirmière de Houaïlou disait à mémé Essé qu’après son 8ème enfant, il fallait qu’elle arrête d’avoir des enfants pour le bien de sa santé. Est-ce pour cela que papa Wess, tu penses que tu ne devrais pas exister ? Non, Dieu t’as créé et mis au monde et il a eu de merveilleux projets pour toi dans ta vie jusqu’à que tu l’as rejoint ce 9 février 2018 à 5h00.  Combien, il y a eu du monde à ton enterrement et venu aussi se recueillir auprès de ton cercueil dans la salle ! Des personnes qui viennent de tout horizon, du monde de l’enseignement, de l’éducation (populaire), du Sport et de la Politique…Ton frère, Nemia Méané, disait dans un de ces partage sur FB : «  oui, mes enfants il est parti votre papa west à sa soixante et uniène année. Comme les autres papas dans notre famille, ils vont tomber un par un. C’est comme çà la vie. Et ce qui est réconfortant c’est qu’ils laissent derrière une trace, un chemin à suivre. Vous avez plusieurs choix à faire pour vous construire. Choisissez les meilleurs chemins pour chacun de vous. Ce sont des arbres qui cachent la forêt. Maintenant, un par un les arbres tombent, je peux vous assurer avec admiration que je prends plaisir à découvrir cette belle forêt… Merci encore. ». Ce que je voudrais retenir, ce que tu as été aussi un immense arbre qui est tombé et, qui en a vraiment caché une forêt.  Et comme il est dit dans la Parole, c’est l’arbre qu’on reconnait ses fruits. Papa kaô Jacob disait, qu’il y en a déjà des meilleures que toi qui ont déjà pris les relais (7 ou même 36 autres). Tu as  été un « cultivateur », tu as semé, ça a poussé, mais il faut continuer de développer, d’entretenir pour qu’il y ait encore des fruits en abondance. J’ai une pensée à ton association sportive, le CMSD (Club Municipal Sportif de Dumbéa), une pensée à ta place de conseiller municipal de Dumbéa, une pensée à la DDEC où tu as été longtemps enseignant, une pensée à ta famille et, en particulier à tes petits-enfants : Océane, Jordan, Noé et Hélène que tu as tant choyés. En espérant de tout cœur, que ce tu as semé lors dans ton ministère ici-bas puisse continuer de porter du fruit. Mais j’ai foi car tu l’as semé avec ta foi en Jésus-Christ, et ce que Dieu a fondé personne ne pourrais le déraciner.

J’en dis trop, je vais m’arrêter là, encore un père de plus qui s’ajoute aux belles étoiles de notre firmament. Je ne te dis qu’un aurevoir et, que je serai heureux de te revoir et te raconter tout ce que j’ai pu vivre depuis que tu m’as quitté.

Je t’aime papa Ernest Westphal WAHEO.

 

Nicodemus